La SPA dispose d’un terrain de 100 000 pieds carrés derrière son édifice de Trois-Rivières.

Parcs canins: difficile décision au conseil

Trois-Rivières — Le conseil municipal de la Ville de Trois-Rivières se penchera, au cours du mois de novembre, sur de nouveaux projets de parcs canins. Certains sont municipaux, mais la Société protectrice des animaux caresse de son côté un important projet de parc à chien de 500 000 $ et sollicite la contribution de la Ville. Ce serait uniquement pour l’installation d’une clôture, ce qui représenterait un investissement, pour les contribuables, de 150 000 $ réparti sur quatre ans. Il semble toutefois que le projet ne fasse pas l’unanimité parmi les élus.

Le conseiller municipal du district Sainte-Marthe et président de la SPA Mauricie, Daniel Cournoyer, indique que son organisme a déjà investi dans les plans. Il s’agirait, en fait, de trois parcs canins dotés de sentiers de même qu’un espace-jeux pour les enfants à l’arrière du bâtiment de la SPA, à Trois-Rivières. «On a plus de 100 000 pieds carrés», dit-il.

La SPA est prête à investir les montants nécessaires à la réalisation de ce projet, notamment pour protéger les quelque 500 bénévoles qui viennent s’occuper des chiens chaque année au lieu de les laisser marcher avec l’animal dans la rue.

Le maire, Jean Lamarche, indique que ce projet «s’est présenté comme une opportunité de la part de la Société protectrice des animaux. Parallèlement à ça, il y avait déjà des projets de parcs à chiens qui avaient été pensés, qui avaient déjà été concoctés pour des secteurs, notamment près de l’aréna Jérôme-Cotnoir. Ces projets-là sont à l’étude. Celui de la Société protectrice des animaux fait partie d’un montage financier tandis que les autres sont des projets-ville, mais ça va être étudié lors du prochain budget. Ça fait partie des activités budgétaires qui vont être considérées, mais je ne vous cacherai pas qu’il y a beaucoup de projets sur la table», dit le maire.

M. Lamarche ajoute que le conseil ne rejette pas d’emblée le projet de la SPA. «Je pense qu’il s’inscrit dans une liste d’activités qui va être à privilégier ou non dans l’élaboration du prochain budget.»

Le maire constate que M. Cournoyer «voit une plus-value par rapport à la part de la SPA là-dedans, par rapport aussi à un certain intérêt qui serait plus régional tandis que le parc à chiens traditionnel est vraiment adressé aux citoyens de la ville même», explique-t-il. «C’est de définir les différences, mais aussi les rapprochements entre les deux à un moment où l’on doit faire un choix budgétaire», explique-t-il.

L’installation d’une clôture, «c’est un investissement qui est peut-être un pourcentage du projet, mais c’est l’équivalent d’un autre parc à chiens aussi», plaide le maire. Ce parc, plaide pour sa part Daniel Cournoyer, serait «le plus beau au Canada et le plus sécuritaire. En plus, c’est que la SPA va assurer l’entretien de ce parc-là à vie», argumente-t-il. Pour la ville, «il n’y a plus d’entretien, plus aucun frais», fait-il valoir.

«Ça s’est discuté en séance de travail et ce serait discuté lors du budget au mois de novembre», indique M. Cournoyer en précisant que la réception, du côté des conseillers jusqu’à présent, a été «de 50-50.»

Il appert que l’emplacement géographique de ce parc ne fait pas l’unanimité, même si c’est près de l’autoroute.

Le président de la SPA défend son projet bec et ongles. «C’est ludique. C’est propre et la SPA assurerait le contrôle des lieux et c’est un contrat à vie», dit-il en soulignant que la Ville n’aurait pas à investir de ce côté. M. Cournoyer indique avoir parlé du projet au cours de l’été dernier au conseil en séance de travail. «On était prêt à le faire pour le mois de septembre», dit-il. «Si on nous donne le go, au début de l’été, ce sera prêt», assure-t-il.