L’affichage prévenant que la plage n’est pas surveillée passé le milieu du mois d’août sera augmenté à l’île Saint-Quentin.
L’affichage prévenant que la plage n’est pas surveillée passé le milieu du mois d’août sera augmenté à l’île Saint-Quentin.

Noyade à l’île Saint-Quentin: la Ville s’active pour améliorer la sécurité

TROIS-RIVIÈRES — Les recommandations émises par la coroner Me Marie-Ève Dagenais, à la suite de la noyade d’un adolescent de 15 ans le 26 août 2019 à l’île Saint-Quentin, sont prises très au sérieux par la Ville de Trois-Rivières, qui entend faire le maximum pour les mettre en application. Un plan d’action a d’ailleurs été discuté jeudi à l’hôtel de ville, en présence des représentants de la Corporation de développement du parc de l’île Saint-Quentin.

Toutefois, même si la coroner Dagenais aurait souhaité voir la surveillance se prolonger sur cette plage jusqu’à la reprise des cours dans les écoles primaires et secondaires du territoire, la Ville indique qu’elle ne peut garantir que cette recommandation sera mise en application systématiquement.

«Ce n’est pas par mauvaise volonté, mais nous vivons une importante pénurie de main-d’oeuvre en ce qui concerne les sauveteurs. La plupart de nos sauveteurs sont des étudiants du Cégep ou de l’université, et la reprise des cours vers la mi-août explique d’ailleurs pourquoi nous devons aussi fermer la majorité de nos piscines municipales à cette période. Nous allons faire notre possible, mais nous ne pouvons pas le promettre», résume Cynthia Simard, directrice des communications pour la Ville.

Par contre, la Ville et la Corporation comptent faire ce qu’il faut pour se plier à la recommandation voulant que le retrait des bouées délimitant la zone sécuritaire de baignade et celui des bouées délimitant la zone d’accès interdit aux bateaux se fasse en même temps. Rappelons que lors de l’accident, le jeune homme avait nagé jusqu’aux bouées de délimitation de la zone interdite aux bateaux avant de sombrer, ce qui avait laissé croire au coroner que le jeune aurait pu confondre cette zone avec une zone de baignade sécuritaire.

«Nous allons considérer sérieusement de laisser la zone de protection en place, même si la plage n’est pas surveillée. Par contre, cette mesure viendra aussi avec une augmentation de l’affichage, tant à l’entrée du parc que sur le terrain de la plage, afin d’insister sur le fait que l’endroit n’est pas surveillé», mentionne Mme Simard.

La Ville compte aussi augmenter les efforts de sensibilisation sur la baignade sécuritaire, particulièrement en eaux vives, avec possiblement l’organisation d’une journée par année dédiée à des activités de sensibilisation.

Dans son rapport, la coroner Dagenais incitait d’ailleurs le ministère de l’Éducation et la Commission scolaire du Chemin-du-Roy à augmenter les efforts pour dispenser les programmes Nager pour survivre et Nager pour survivre Plus. Or, mercredi, au même moment où le rapport était médiatisé, la ministre Isabelle Charest annonçait un financement de 2,5 M$ à la Société de sauvetage et au Fonds Raphael-Bernier pour soutenir ces programmes.

De son côté, la Ville compte se mettre en action rapidement afin d’avoir une idée des différentes possibilités d’ici le mois de septembre, pour que tout puisse être en opération dès la réouverture du site de l’île Saint-Quentin qui, rappelons-le, est pour le moment fermé pour la période estivale en raison des travaux de prolongement du réseau d’aqueduc et d’égout, sur le site.