La conseillère Mariannick Mercure présentera mardi deux résolutions visant à améliorer la transparence du conseil municipal.
La conseillère Mariannick Mercure présentera mardi deux résolutions visant à améliorer la transparence du conseil municipal.

Mariannick Mercure veut plus de transparence de la part du conseil

Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local
Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — La conseillère municipale Mariannick Mercure doit présenter mardi prochain lors de la séance du conseil deux résolutions visant le retour à une plus grande transparence dans les décisions et les différents comités de la Ville.

La représentante du district Des Forges estime qu’une certaine opacité s’est développée depuis quelques mois, alors que les journalistes et les citoyens n’ont pas accès aux procès-verbaux des comités et des plénières qui devraient être mis en ligne avant les séances du conseil municipal, selon elle. Elle dénonce par ailleurs le fait que plusieurs décisions du conseil se déroulent à huis clos lors des comités, alors qu’on avait promis de laisser un meilleur accès aux membres de la presse à ces discussions.

«Ça fait des années que j’en parle à mes collègues. Il y a plusieurs aspects sur la transparence sur lesquels je veux travailler au cours de la prochaine année et tout ça, c’est dû à une dégradation de la transparence au cours des derniers mois», soutient-elle d’emblée.

Mme Mercure cite en exemple des villes comme Sherbrooke et Gatineau qui placent leurs procès-verbaux sur leur site web ou encore Montréal, qui diffuse en direct le déroulement de ses comités.

«Même l’Assemblée nationale le fait, c’est le meilleur exemple!», clame la conseillère municipale, qui croit hors de tout doute que si l’on souhaite une plus grande participation citoyenne, les Trifluviens doivent avoir accès aux documents avant les séances.

Quant aux huis clos lors des comités, qui seraient évitables dans la majorité des cas selon elle, il faut garder en tête que les informations confidentielles ne seraient évidemment pas divulguées, mais l’accès aux informations pourrait incontestablement être meilleur.

«L’idée n’est pas de mettre la Ville en danger. Tout ce qui concerne les relations de travail, les transactions, des négociations, des opinions juridiques ou des renseignements personnels ne seraient pas divulgués. Mais le reste, on peut en faire plus pour éviter toujours de tenir les rencontres à huis clos», conclut Mariannick Mercure.