Les activités corporatives de la Ville de Trois-Rivières ont augmenté son émission de gaz à effet de serre de 8,5% en dix ans.
Les activités corporatives de la Ville de Trois-Rivières ont augmenté son émission de gaz à effet de serre de 8,5% en dix ans.

Malgré ses efforts, Trois-Rivières a augmenté ses émissions en 10 ans

Trois-Rivières — L’émission de gaz à effet de serre liée aux activités corporatives de la Ville de Trois-Rivières a augmenté de 8,5% entre 2008 et 2018. C’est là le constat qui est fait par la Ville, qui a publié la mise à jour de l’inventaire de gaz à effet de serre, permettant pour la première fois un comparatif sur une aussi longue période. Un résultat surprenant puisque la Ville avait, durant cette période, ciblé une réduction de 7%.

Le rapport démontre en effet qu’entre 2008 et 2018, les émissions provenant des activités corporatives de la Ville sont passées de 13 125 à 14 243 tonnes de gaz à effet de serre.

«Durant cette période, la Ville a pourtant entrepris de nombreuses actions pour réduire ses GES», indique l’administration municipale dans un communiqué. Parmi ces actions, on note l’élimination des systèmes de chauffage à l’huile dans les bâtiments municipaux, l’optimisation des opérations de déneigement, la conversion de plus de 9000 luminaires de rue au DEL, de même que la réduction de la dimension des véhicules municipaux.

La Ville explique ces résultats par trois raisons principales. D’abord, la rigidité de l’hiver 2018 a entraîné une augmentation marquée de la consommation de gaz naturel pour le chauffage des bâtiments, soit plus de 26% par rapport à 2008. On dit aussi avoir eu du mal à implanter certaines mesures vertes à grande échelle, en raison par exemple de l’autonomie des véhicules électriques qui ne répond pas aux besoins de la Ville.

Finalement, on indique que la population, durant cette période, a augmenté de 8085 personnes, ce qui pourrait aussi avoir entraîné un accroissement des activités corporatives en raison du plus grand nombre de citoyens à servir.

«Chose certaine, la Ville prend ces résultats avec sérieux et redoublera d’efforts pour rattraper son retard et réduire ses émissions de GES. D’ailleurs, en 2019, la Ville a notamment amorcé la vidange de ses étangs d’épuration pour réduire l’émission de dioxyde d’azote et l’étude de systèmes de chauffage de bâtiments qui lui permettrait de réduire sa consommation de gaz naturel», peut-on lire dans le communiqué.

La Ville souhaite par ailleurs se doter, au cours des prochains mois, d’une politique environnementale qui ciblerait des moyens concrets pour atteindre cette réduction. Des consultations publiques sont d’ailleurs prévues à l’automne pour alimenter la réflexion.

«Cette politique permettrait également de cibler d’autres enjeux environnementaux tels que la protection de la biodiversité, la gestion des matières résiduelles ainsi que la qualité de l’air et des sols», ajoute la Ville.