Le président de la Chambre de commerce et d’industries, Marco Champagne.

Les transports d’abord

Trois-Rivières — Train à grande fréquence (TGF), réfection de l’aérogare de l’aéroport et développement du port de Trois-Rivières, voici quelques enjeux considérés très importants par la communauté d’affaires de la Cité de Laviolette. Alors que se déroule la campagne électorale pour l’élection à la mairie, la Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières a identifié les dossiers économiques qu’elle juge prioritaires.

«Défendu par notre organisation depuis plus de 30 ans, le TGF est dorénavant une nécessité pour le développement économique de tout le Québec», affirme dans un communiqué le président de la Chambre de commerce et d’industries, Marco Champagne.

«Considérant l’importance que ce projet revêt pour Trois-Rivières, puisqu’un arrêt y est prévu 18 fois par jour, c’est un dossier qui doit être au cœur des priorités. Nous croyons beaucoup au potentiel de mobilité durable ainsi qu’aux infrastructures vertes et décidément, notre Ville a tout ce qu’il faut pour offrir cette commodité aux citoyens.»

La Chambre de commerce et d’industries soutient que le TGF entraînerait des «retombées économiques considérables», favoriserait la réduction des gaz à effet de serre ainsi que la mobilité de la main-d’œuvre en plus d’augmenter l’efficacité du transport de marchandises et les déplacements des touristes.

Par ailleurs, l’organisme qui compte plus de 800 membres de la communauté d’affaires de Trois-Rivières estime que le développement de l’aéroport est primordial et que cet enjeu doit «être placé au cœur» des priorités des candidats à la mairie.

«Propriétaire de l’Aéroport, la Ville de Trois-Rivières doit nécessairement investir 1,2 M$ pour maintenir l’aérogare actuelle, et ce, sans aucune valeur ajoutée ni fonctionnalité additionnelle. IDE Trois-Rivières travaille donc sur un projet de nouvelle aérogare, un investissement de quelque 12 M$. Cette nouvelle infrastructure serait en mesure de desservir 250 passagers, une exigence des transporteurs aériens», mentionne Marco Champagne.

«Au cours des prochains mois, la chambre se penchera davantage sur ce dossier, qui constitue un mode de transport complémentaire au TGF, en plus d’apporter des retombées économiques de quelque 100 M$ annuellement.»

Le troisième dossier qui tient particulièrement à cœur à la Chambre de commerce et d’industries est Cap sur 2030 du Port de Trois-Rivières. D’ici l’année 2030, l’administration du port entend mener des investissements pouvant atteindre près de 135 millions $.

«Conscients que Cap sur 2030 est un projet porteur de grands changements pour le port, ses utilisateurs, la communauté trifluvienne et la région, nous sommes persuadés qu’il doit faire écho jusqu’à vos priorités. D’autant plus qu’il s’agit d’un port en milieu urbain qui doit cohabiter avec toute la communauté», affirme la Chambre de commerce et d’industrie aux candidats.