Jean-François Aubin croit que désormais, c’est un positionnement clair venant du politique qui permettra de faire un pas de plus et d’améliorer l’offre en transport collectif à Trois-Rivières.

Le transport collectif, une priorité pour Aubin

Des autobus qui passent aux 15 minutes sur les grands trajets urbains, l’implantation de stationnements incitatifs, la création d’un système d’autopartage. Voilà quelques-unes des propositions faites par le candidat à la mairie de Trois-Rivières, Jean-François Aubin, qui dévoilait ce mercredi ses engagements en matière de transport collectif.

Bien qu’il reconnaisse que beaucoup ait déjà été fait, notamment en ce qui concerne le transport en commun au niveau de la Société de transport de Trois-Rivières (STTR), Jean-François Aubin croit que désormais, c’est un positionnement clair venant du politique qui permettra de faire un pas de plus et d’améliorer l’offre en transport collectif à Trois-Rivières.

«Souvent, quand il est question de transport en commun, c’est l’œuf ou la poule. Moi, je fais le pari qu’en améliorant davantage le service, les gens seront beaucoup plus portés à l’utiliser», indique-t-il.

Ainsi, M. Aubin croit qu’il est temps de remettre l’autobus au goût du jour. «La demande la plus importante des citoyens est d’augmenter la fréquence des autobus. Les gens trouvent que c’est encore trop long de se déplacer d’un point à l’autre dans la ville. Nous devons, à terme, mettre en place des horaires d’autobus aux 15 minutes sur les grands trajets urbains et augmenter la fréquence sur les autres. Cela deviendra de plus en plus intéressant et convivial de prendre l’autobus. Surtout qu’on sait que c’est un moyen de transport privilégié par les étudiants, les ainés et plusieurs travailleurs. C’est d’ailleurs une demande non seulement de la population mais des entreprises trifluviennes qui croient que ce sera un facteur facilitant pour le recrutement de main-d’œuvre», indique le candidat.

M. Aubin insiste pour dire que cette amélioration se fera sans entraîner d’augmentation de taxes, étant donné qu’il compte pouvoir aller chercher davantage de fonds du côté des autres paliers gouvernementaux, qui subventionnent le transport en commun des villes comme Montréal et Québec à un niveau vraiment supérieur au prorata de la population, est-il d’avis. La STTR, présentement financée à environ le tiers par les subventions gouvernementales, devrait pouvoir compter sur la moitié de son financement de ces paliers, estime M. Aubin.

Pour encourager l’utilisation de l’autobus et du covoiturage, le candidat propose de mettre en place des stationnements incitatifs à différents endroits stratégiques de la ville.

Il souhaite également implanter un système d’autopartage, tel Communauto à Montréal. «Il y a des modèles dans les grandes villes, mais également dans les plus petites, comme Victoriaville. Moi je dis, pourquoi pas à Trois-Rivières? Et pour bien des familles, ça viendrait souvent régler la question de l’achat d’une deuxième voiture, en plus d’aider dans la lutte aux changements climatiques», martèle le candidat.

En tenant compte de l’achalandage augmenté par cette nouvelle offre, Jean-François Aubin calcule qu’entre 3 et 5 millions $ seront nécessaires pour la réalisation de cet engagement, qui se fera par étape. De l’argent qu’il compte aller chercher vers les paliers supérieurs, en travaillant de concert avec les trois députés provinciaux dont les comtés touchent à Trois-Rivières.