L'église Saint-Philippe.

Le responsable de la situation, c'est Denis Despins, selon Olymbec

«L'entente est simple. Son rôle est de démolir l'église. Mais il sort des excuses, il attaque tout le monde. Mais selon moi, le responsable de la situation, c'est lui. S'il y a une personne de mauvaise foi depuis trois ans et qui n'a pas respecté son contrat, c'est M. Despins.»
Marc Laliberté rejette en bloc les allégations de Denis Despins. Ce dirigeant de la firme Olymbec croit que M. Despins veut négocier quelque chose sur la place publique, mais il martèle qu'Olymbec n'a rien à se reprocher dans ce dossier.
«L'argent est là. Il n'a aucune inquiétude de ne pas être payé par Olymbec. Ses documents, il les montrera à nos avocats. C'est de la foutaise. Les accusations à notre endroit sont fausses. Pour l'amiante, c'est totalement faux. Je pense qu'il veut mettre de la pression. C'est du chantage. Ce n'est pas crédible et pas intègre, la façon dont il travaille et ça ne l'a jamais été», commente M. Laliberté.
Concernant cet autre ultimatum lancé par Denis Despins, Marc Laliberté indique qu'aucune demande écrite n'a été acheminée aux bureaux d'Olymbec.
Il ajoute cependant qu'Olymbec a avancé des propositions qui n'ont jamais abouti.
«C'est une entente tripartite, rappelle M. Laliberté. Il faut que tout le monde s'entende. Je lui ai offert de s'asseoir avec la fabrique et il refuse de le faire. J'ai une entente avec la fabrique et je vais la respecter. On a des engagements et on va les respecter jusqu'au bout même si on est pris avec quelqu'un de malhonnête.»
Me Jean-Éric Guindon, qui agit à titre de conseiller pour la fabrique, rappelle lui aussi qu'Excavation Ovila Despins, Olymbec et la fabrique sont liés par une entente. Il s'attend à ce que le contrat soit respecté.
«On a une entente tripartite. En ce qui me concerne, elle va rester tripartite parce qu'on veut que l'église soit démolie. Je préfère que ça reste à trois parce que moi, je m'appuie sur du sérieux et Olymbec, c'est du sérieux, raconte Me Guindon. M. Despins a signé son contrat en toute connaissance de cause. Qu'il démolisse et il aura sa part à la fin. Il a commencé à démolir, il a reçu une certaine somme d'argent. On lui a fait confiance et il n'a pas continué.»
Selon Me Guindon, la fabrique a fait une proposition à Denis Despins il y a deux mois et elle n'aurait jamais eu de nouvelles de l'entrepreneur. L'avocat soutient ne pas être au courant de la récente démarche de Denis Despins. Mais il garde tout de même la porte entrouverte à des discussions.
«S'il veut faire des modifications, il faut que tout le monde soit d'accord. On a une ouverture à modifier l'entente, tant que l'église soit démolie et que ça soit fait dans les règles.»