La ministre Élaine Zakaïb et le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque.

Le PQ se rachète, selon Yves Lévesque

Alors qu'à pareille période l'an dernier, Yves Lévesque déplorait en commission parlementaire la fermeture de Gentilly-2, le maire de Trois-Rivières trouve «qu'ils se rachètent pas mal» en parlant du gouvernement Marois qui annonçait, lundi, une aide financière totalisant plus de 1,3 million de dollars pour un incubateur technologique et l'expansion d'une entreprise.
Le premier magistrat a rappelé que le développement économique, «c'est le nerf de la guerre». «Quand on perd des emplois, c'est dur de les récupérer. Ça ne changera pas du jour au lendemain», a-t-il admis lors d'une conférence de presse tenue dans le premier bâtiment du Parc Micro Sciences.
Car la ministre déléguée à la Politique industrielle, Élaine Zakaïb, était sur place pour dévoiler une subvention de 1 135 000 dollars à partir du Fonds de diversification économique. Cette enveloppe permettra à Innovation et Développement économique (IDÉ) Trois-Rivières de construire dès l'automne un incubateur spécialisé dans les technologies de l'information et des communications au coût de 4,2 millions de dollars, en collaboration avec le Cégep de Trois-Rivières. «On a onze entreprises dans le premier bâtiment», a fièrement indiqué le maire Lévesque.
Par ailleurs, l'entreprise Aéro-Maintenance N.C. profitera du soutien gouvernemental de 185 000 $ pour acquérir un hangar. Le prêt provient d'Investissement Québec, pour 100 000 $, et du Fonds de diversification économique, pour 85 000 $. Évalué à 365 000 $, le projet d'agrandissement va se traduire éventuellement par quatre nouvelles embauches.
«En favorisant la diversification économique des régions, nous assurons la croissance et la prospérité du Québec. C'est donc avec fierté que nous soutenons ces deux projets qui renforceront notre expertise dans le secteur de l'aéronautique et qui favoriseront la création d'entreprises dans le secteur des technologies de l'information et des communications», a commenté la ministre Zakaïb.
«Nous avons, dans la région de la Mauricie, une main-d'oeuvre qualifiée, qui met à profit son savoir faire en matière d'inspection, de maintenance et d'entretien d'aéronefs ainsi que de services d'aide au démarrage d'entreprises, au plus grand bénéfice des secteurs de l'aéronautique et des technologies de l'information et des communications», a ajouté la députée de Champlain, Noëlla Champagne.
«Les projets d'Aéro-Maintenance N.C. et d'IDÉ Trois-Rivières consolideront donc notre réputation d'excellence dans ces secteurs, en plus de créer cinq nouveaux emplois et, surtout, de consolider plus de 35 emplois de qualité dans notre région», renchérit celle qui a été invitée par sa ministre à parler d'investissements et non de dépenses.
Du côté de l'entreprise, on entend bien augmenter la productivité et offrir des services à davantage de clients commerciaux. «Ce projet nous permettra également de nous distinguer et d'assurer notre compétitivité en exploitant de nouveaux créneaux, tels que l'avionique, et en effectuant des travaux de maintenance spécialisés pour l'aviation qui ne sont pas offerts dans la région», précise l'un des fondateurs et associés d'AéroMaintenance N.C., André Nadeau.
Finalement, le directeur général d'IDÉ Trois-Rivières, Yves Marchand, se réjouit de «l'aide précieuse du Fonds» qui permettra de créer un espace d'innovation «qui accueillera des entreprises en démarrage, des centres de recherche privés et des entreprises désirant utiliser périodiquement nos installations spécialisées».
«Notre projet favorisera ainsi la création de nouvelles entreprises et la réalisation de projets novateurs», a-t-il conclu.