Marco Bélanger, directeur général de l'Office municipal d'habitation de Trois-Rivières.

Le parc de HLM de Trois-Rivières est en bon état

Le directeur général de l'Office municipal d'habitation de Trois-Rivières, Marco Bélanger, se fait rassurant quant à la pérennité du parc de logements sociaux de Trois-Rivières financé conjointement par la Société canadienne d'habitation et de logement, la Société d'habitation du Québec et la Ville de Trois-Rivières, touché comme tous les autres parc de HLM au Québec par la fin des conventions pour les Habitations à loyers modiques publics (HLM).
«Des conventions signées pour 50 ans sont en effet en voie de se terminer, explique-t-il. Une en particulier se termine dans sept ans. Mais c'est aussi la fin des hypothèques sur nos édifices. Or, la Société d'habitation du Québec a pris des engagements très fermes vis-à-vis du parc de HLM québécois. Le HLM public qui constitue la majorité de notre parc de logements est financé à 59 % par la SCHL, à 31 % par la SHQ et à 10 % par la Ville de Trois-Rivières. Étant donné les engagements de la SHQ, il n'y aura pas d'impact sur les locataires.»
Mais cela dit, l'office d'habitation qui a vu venir la fin des conventions a depuis 2009 accéléré la rénovation de son parc de logements afin de profiter des sommes d'argent toujours disponibles autant à Ottawa qu'à Québec, de façon à remettre ses vieux immeubles à niveau.
«On veut s'assurer qu'à la fin des conventions, nous aurons des immeubles impeccables, clairs d'hypothèques, poursuit M. Bélanger. C'est ce qui explique ce qu'on est en train de faire dans le secteur Adélard-Dugré, ce qu'on a commencé dans Jean-Nicolet et ce qu'on a réalisé dans Sainte-Cécile. C'est comme ça dans tout notre parc immobilier et ce n'est pas terminé. De cette façon, nous aurons préservé notre patrimoine pour encore 25 à 30 ans. À ce moment-là, avec les loyers de nos locataires et l'aide du Québec, on va arriver à conserver nos gens dans les logements sociaux», de conclure M. Bélanger d'un ton rassurant.