Le maire de Trois-Rivières Jean Lamarche considère que Le Nouvelliste est un important canal de communication entre la population et les enjeux régionaux.

«Le Nouvelliste est un élément important pour la vie régionale»

TROIS-RIVIÈRES — Le Groupe Capitales Médias est en difficultés financières, ce qui menace la pérennité du Nouvelliste. Le maire de Trois-Rivières Jean Lamarche considère la situation comme étant «préoccupante» puisque la disparition du quotidien représenterait une «lourde perte». Quant à Jean Boulet, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, il estime que l’offre d’une information diversifiée est fondamentale, ce qui justifie la pertinence du Nouvelliste dans le paysage médiatique régional.

«On a Le Nouvelliste depuis 99 ans chez nous. On ne réalise pas l’importance de ce média parce qu’on l’a toujours eu. Il a toujours fait partie de la famille, mais c’est vraiment un élément important pour la vie régionale, mais aussi pour la démocratie», soutient M. Lamarche.

Selon lui, c’est grâce à ce quotidien que les citoyens de Trois-Rivières ont un contact direct avec le contenu régional. «Pensons à chacun des événements régionaux qui ont été couverts par Le Nouvelliste. Ça ne serait peut-être pas le cas si on n’en avait pas et qu’on devait passer par les médias nationaux», souligne-t-il.

Dans le cas de M. Boulet, la continuité du Nouvelliste lui tient à cœur: «Pour notre gouvernement, c’est primordial de préserver les sources d’information locale et régionale.» Le Nouvelliste est donc un «incontournable de l’information», avoue-t-il.

Jean Boulet, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, a grandi dans la région de la Mauricie et il considère que Le Nouvelliste est un «incontournable de l’information» dans la région.

Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale prend le dossier à cœur. «Quand j’entends parler de la situation financière de Groupe Capitales Médias, mes préoccupations sont dans l’ordre suivant: soit de préserver les emplois, maintenir les journaux locaux et régionaux, et voir comment on peut le mieux assurer la poursuite des activités du groupe», certifie-t-il.

Un quotidien ancré dans la tradition

Le maire de Trois-Rivières est touché par les bouleversements que traverse le Groupe Capitales Médias. «Le Nouvelliste, c’était une tradition pour de nombreux Trifluviens. Ils se levaient le matin pour aller chercher Le Nouvelliste dans leur boîte aux lettres. Tout jeune, on s’en rendait déjà compte», ajoute-t-il.

M. Boulet n’a que de bons mots au sujet du quotidien. D’ailleurs, il associe plusieurs souvenirs à cette publication. «Je me souviens quand j’étais au début de mon adolescence, je lisais Le Nouvelliste quotidiennement. C’était ma principale source d’information. Je me souviens d’avoir même envoyé une lettre aux lecteurs», raconte-t-il.

Ouvert aux solutions

Le maire de Trois-Rivières est ouvert à aider le quotidien, si l’occasion se présente. «On veut voir dans quelle mesure un gouvernement municipal pourrait aider, tout en préservant l’indépendance du journal. L’idée ce n’est pas de le bâillonner, mais c’est qu’il continue à exister», indique-t-il.

Actuellement, il évalue les avenues possibles. «Ça pourrait aller d’une lettre d’appui jusqu’à l’achat de la publicité. Tout ce qu’on pourra faire, on le fera à la hauteur de ce qui est possible», concède-t-il.

M. Boulet entrevoit l’avenir positivement: «Il va y avoir une commission parlementaire sur l’avenir des médias d’information qui va commencer le 26 août. On va pouvoir écouter l’ensemble des intervenants et des acteurs du milieu. Ça va nous permettre de prendre des décisions éclairées et adaptées.»