Le bureau de poste de Trois-Rivières va déménager en 2021.
Le bureau de poste de Trois-Rivières va déménager en 2021.

Le bureau de poste de Trois-Rivières pourrait s’installer dans le bas du Cap

TROIS-RIVIÈRES — Postes Canada va déménager son bureau de poste du centre-ville de Trois-Rivières. La société d’État quitterait son immeuble de la rue Notre-Dame Centre en 2021. Plusieurs bâtiments ont été visités au cours des derniers mois, mais une bâtisse située dans le bas du Cap se démarquerait du lot.

Il s’agit du 285, rue Saint-Laurent, situé juste en face de l’ancienne usine Aleris. Cette grande bâtisse appartient à Olymbec. Un avis de motion déposé, mardi soir, par le conseil municipal de Trois-Rivières confirme l’intérêt de Postes Canada pour cette propriété. En effet, l’usage «Service postal» a été autorisé dans la zone située «approximativement à l’intersection sud des rues Fusey et Saint-Laurent et à l’est du parc des Chenaux», peut-on lire dans l’avis de motion, ce qui correspond à la localisation du 285, rue Saint-Laurent.

Olymbec confirme d’ailleurs être en discussion avec Postes Canada. Aucune entente n’a toutefois encore été conclue. «Les discussions se déroulent très bien. On veut tous les deux que ça fonctionne, mais il reste qu’on a encore des petits enjeux de négociations», précise Annie Villemure, directrice Développement immobilier et location chez Olymbec.

Postes Canada est intéressée à cette bâtisse, située sur la rue Saint-Laurent, en face d’Aleris.

Postes Canada n’a pas confirmé son nouvel emplacement. «Nous en sommes aux étapes très préliminaires et nous ne sommes pas encore en mesure de parler publiquement de nos plans», a répondu une porte-parole par courriel à notre demande d’information. Aucune date officielle n’a encore été arrêtée concernant le déménagement. Il pourrait s’agir de février 2021.

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) a été mis au courant du déménagement, mais l’employeur ne lui a pas confirmé l’emplacement du prochain lieu de travail. Le Syndicat dit être attentif aux bouleversements que pourrait entraîner ce changement. «On a demandé à l’employeur quels seront les impacts sur le nombre d’employés et sur les nouvelles méthodes de travail qui seront utilisées», explique Éric Savary, président de la section locale du STTP. Le Syndicat n’a pas obtenu de réponse à ses interrogations pour l’instant. Il ne sait pas non plus si une succursale sera conservée au centre-ville pour la vente au détail.

Il s’agit d’un secret de Polichinelle que Postes Canada veut quitter son immeuble du Platon. La bâtisse, construite en 1917, serait considérée désuète depuis plusieurs années. Il n’a pas été possible de savoir ce que la société d’État compte en faire. 

Le bureau de poste occupe un emplacement de choix à la place Pierre-Boucher, près du fleuve Saint-Laurent et aux portes de l’arrondissement historique. 

Plusieurs acheteurs potentiels seraient éventuellement intéressés à l’acquérir. Olymbec en fait partie, confirme Mme Villemure.

Postes Canada compte près de 150 employés à Trois-Rivières. L’arrivée de tous ces travailleurs dans le bas du Cap dynamiserait à coup sûr ce secteur de la ville. Rappelons que la revitalisation du bas du Cap constitue une des priorités du maire Jean Lamarche. Ce dernier souhaite aussi que l’ancienne usine Aleris fasse place à un quartier urbain à moyen et à long terme.

En point de presse précédant la séance publique du conseil municipal, mardi soir, Jean Lamarche a indiqué que le projet était emballant pour ce secteur de la Ville. «On a fait des démarches notamment avec IDE Trois-Rivières. Pour nous, ça faisait partie de notre intérêt pour le bas du Cap. Et Postes Canada, ça demeure un locataire de choix», considère-t-il, précisant toutefois que jamais la Ville n’a imposé le bas du Cap, mais que cette option leur a été proposée en leur expliquant comment la Ville voyait le développement du bas du Cap. «Je pense que pour les gens du bas du Cap c’est une bonne nouvelle, car ça envoie un signal clair de notre intérêt pour la revitalisation», ajoute Jean Lamarche, qui attendra toutefois que la transaction soit complètement officialisée avant de commenter davantage.