La directrice des communications à la Ville de Trois-Rivières, Cynthia Simard.
La directrice des communications à la Ville de Trois-Rivières, Cynthia Simard.

La Ville de Trois-Rivières lance un appel au civisme

TROIS-RIVIÈRES — On le constate un peu partout dans notre société à l’ère de la COVID-19 et sur les réseaux sociaux, une partie de la population est irritée par les mesures sanitaires de la Santé publique. Alors que certains adhèrent à des théories du complot et nient la pandémie, d’autres rejettent le port du masque pour des raisons de liberté individuelle. Et souvent, ce sont les employés du secteur des services devant faire appliquer les mesures qui sont confrontés à la frustration de certains.

Devant ce phénomène, la Ville de Trois-Rivières a dénoncé dans une publication destinée à toute la population sur sa page Facebook le manque de civisme à l’égard de ses employés. «Nous constatons beaucoup d’impatience», affirme Cynthia Simard, directrice des communications à la Ville de Trois-Rivières.

«Ce sont des cas isolés et aucune plainte n’a été faite par un employé, mais on a remarqué qu’il y avait une augmentation des gens qui se présentaient et étaient frustrés des nouvelles procédures ou qui avaient une certaine agressivité.»

Bien que la police n’a jamais dû intervenir, plusieurs «situations inacceptables» se sont produites dans les services offerts à la population par la Ville de Trois-Rivières.

«Ce n’est pas juste dans nos services, on est conscient. On entend beaucoup de propriétaires d’épiceries demander aux clients d’être courtois avec les employés. Certaines personnes ne trouvent pas faciles les mesures d’hygiène, on peut le comprendre», soutient la directrice des communications à la Ville de Trois-Rivières en ajoutant que les travailleurs sont aussi touchés par ces mesures qui s’ajoutent à leurs tâches habituelles.


« C’est un appel de courtoisie. On veut être capable de bien servir la population. La situation n’est pas facile pour la population ni pour les employés. »
Cynthia Simard, directrice des communications à la Ville de Trois-Rivières

Cet appel au civisme de la Ville de Trois-Rivières survient à quelques jours, le 22 juillet, de l’ouverture des bibliothèques municipales. Celles-ci seront quelque peu différentes, avec l’ajout de mesures sanitaires.

Des usagers respectueux, mais qui ne portent pas tous le masque

Même si le port du masque est obligatoire dans le transport en commun, les usagers de la Société de transport de Trois-Rivières (STTR) ne respectent pas tous la consigne. Plusieurs refusent encore de le porter, même si la grande majorité des usagers le fait.

Malgré tout, les usagers sont respectueux à l’égard des chauffeurs, souligne Charles-Hugo Normand, conseiller en communication et partenariats à la STTR. «Il n’y a aucune situation problématique qui nous a été rapportée», précise-t-il.

Une exaspération des usagers qui respectent le port du masque obligatoire est toutefois observée par le service à la clientèle de la STTR. Plusieurs personnes appellent pour manifester leur déception du non-respect de cette mesure de santé publique. «On le constate, mais les gens demeurent respectueux sur le réseau», note M. Normand.

«Nous sommes encore dans une période de sensibilisation. Mais si le chauffeur voit que vous êtes récalcitrant, il peut appeler le superviseur pour qu’il vienne faire de la sensibilisation.»

Une campagne publicitaire rappelant que le port du masque est obligatoire dans les transports en commun est d’ailleurs lancée ces jours-ci.

Des files devant les SAQ et les SAAQ

Ces derniers mois, la distanciation physique oblige les succursales des Sociétés des alcools du Québec (SAQ) et Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) à accueillir des clients au compte-gouttes. Malgré tout, les deux sociétés d’État affirment que les clients respectent les règles de courtoisie.

«Ça se fait de belle façon partout au Québec. Les gens sont conciliants et respectent la marche à suivre», mentionne Linda Bouchard, porte-parole de la SAQ.

«Il peut y avoir des exceptions, on peut comprendre que des gens peuvent être un peu plus impatients, notamment avec le sans rendez-vous où il y a des files d’attente dehors. Mais d’une façon générale, ça se passe bien», ajoute pour sa part le porte-parole de la SAAQ, Mario Vaillancourt