Un circuit de la STTR sera ramené au centre commercial Les Rivières, à la demande populaire.

La STTR de retour au centre Les Rivières

TROIS-RIVIÈRES — Devant le mécontentement de plusieurs personnes face aux nouveaux circuits de son réseau de transport en commun, la Société de transport de Trois-Rivières consent à un changement important et a décidé de ramener un circuit d’autobus à l’ancien terminus du centre commercial Les Rivières. Le président de la STTR et conseiller municipal Luc Tremblay en a fait l’annonce, mardi soir, lors de la séance du conseil municipal de Trois-Rivières.

«On a donné la commande à la STTR de ramener un circuit au centre commercial Les Rivières. Pour le moment, on étudie toutes les possibilités qui s’offrent à nous, mais notre volonté serait que le changement soit opérationnel avant l’arrivée de la neige», a confirmé Luc Tremblay, signalant du même coup que la STTR s’était placée en mode écoute de ses usagers.

Les nouveaux circuits mis en place depuis le 7 juillet dernier avaient en effet causé le déplacement du terminus du centre Les Rivières vers l’Université du Québec à Trois-Rivières. Les personnes qui souhaitaient se rendre au centre commercial ne pouvaient plus, comme autrefois, débarquer à deux pas de la porte, mais à trois arrêts d’autobus différents, tous situés à environ 150 mètres de l’institution. Une décision qui avait maintes fois été décriée, notamment en raison de la nécessité de traverser des rues très achalandées pour une clientèle en majorité vieillissante.

«On a écouté les citoyens. C’était une habitude des citoyens que de se rendre à la porte du centre commercial. Pourtant, aux Galeries du Cap comme au centre-ville, ils doivent marcher plus que 150 mètres pour se rendre vers les commerces. Mais aux Rivières, c’était une habitude pour plusieurs personnes, surtout des personnes âgées et pour elles, ça a un gros impact. Alors on écoute nos citoyens, et oui on va y aller», signale Luc Tremblay.

Pour le moment, la STTR est donc à étudier les différents scénarios possibles pour choisir quel circuit pourra de nouveau passer vers le centre Les Rivières. Ce qui sera déterminant sera notamment la question budgétaire et la position que prendra le conseil municipal en ce sens.

«Si, par exemple, la ligne la plus facile à déplacer ne passe qu’aux heures, on va devoir la remettre à la demi-heure car pour Les Rivières, ça prendra ça. Si c’est ça, on va mettre plus de budget. Mais si on prend une ligne qu’on rapetisse un petit bout pour aller chercher la minute et demie dont on a besoin pour aller au centre commercial, on reste dans le même budget. On étudie toutes les possibilités pour choisir la meilleure option possible. On essaie de prendre celle qui aura le moins d’impact budgétaire possible et qui sera la plus fonctionnelle», ajoute Luc Tremblay, qui rappelle que le réseau actuel demeure toujours «en mouvement» et que d’autres changements seront appelés à survenir pour améliorer le service. Déjà, certains transferts ont été améliorés, affirme M. Tremblay, et d’autres seront à venir.

La responsable du Comité citoyen du transport de Trois-Rivières, Hélène Gauron, assistait à la séance du conseil municipal mardi soir et a accueilli favorablement cette nouvelle, bien qu’elle préfère attendre de voir le moment où ce projet se concrétisera.

«Je vais aller rencontrer la direction du centre Les Rivières et voir ce qu’ils en pensent. C’est évident que ce serait un gros plus pour tous ceux qui fréquentaient le centre Les Rivières», croit Mme Gauron, qui constate que l’achalandage dans les commerces environnants a diminué au courant de l’été, une baisse de fréquentation qu’elle attribue également à la baisse de fréquentation du réseau de transport en commun.

Pour Mme Gauron, l’argent sera le nerf de la guerre pour ce changement, pour lequel elle ne saute pas encore au plafond étant donné qu’il n’est pas encore effectif, mais seulement à l’étape de projet. «La seule chose qui me fait peur, c’est qu’on nous dise qu’on voulait faire le changement, mais que les gens ont tellement abandonné le transport en commun qu’on ne le fait plus», signale-t-elle.

Mme Gauron a d’ailleurs profité de la période de questions afin de s’entretenir avec le maire Jean Lamarche sur sa vision du budget alloué à la STTR.

La dame a d’ailleurs rappelé que des villes comme Sherbrooke et Saguenay, que l’on peut facilement comparer à Trois-Rivières, investissaient de deux à trois fois plus d’argent annuellement dans leurs réseaux de transport en commun.