Jean-François Aubin, candidat à la mairie de Trois-Rivières

Jean-François Aubin présente son cadre financier

TROIS-RIVIÈRES — Des mesures «à la hauteur de nos moyens» et une transparence accrue des finances des organismes paramunicipaux, voilà ce qui ressort du cadre budgétaire des engagements électoraux pris par Jean-François Aubin, qui brigue la mairie de Trois-Rivières. Le candidat, qui a multiplié les engagements au cours de cette campagne électorale, a tenu à faire le point avec les médias, mardi, sur ces engagements et les dépenses qu’ils pourraient entraîner pour la Ville.

En clair, l’ensemble des engagements pris par M. Aubin représentent, selon lui, des impacts financiers d’environ 800 000 $ sur le budget municipal de près de 274 M$. Des mesures qui ne seront pas toutes prises au cours des deux prochaines années, mais qu’il compte réaliser de façon graduelle, afin de les réaliser sur un horizon de six ans, soit durant ce mandat écourté ainsi que le prochain.

Car si ses adversaires lui ont reproché d’avoir pris trop d’engagements et de ne pas respecter la capacité de payer des Trifluviens, Jean-François Aubin énumère chacun de ces engagements en rappelant que la plupart proviennent de programmes déjà existants qui seront retravaillés et repensés, ou encore de contributions gouvernementales qu’il s’engage à aller chercher pour en assurer la réalisation.

La bonification du transport en commun par l’ajout de lignes express en fait notamment partie, lui qui estime cette mesure entre 3 à 5 M$ supplémentaires au budget de la STTR, un montant qu’il souhaite obtenir de Québec puisque Trois-Rivières doit obtenir «sa juste part du gâteau sur le financement du transport en commun», plaide-t-il. Aussi, une participation financière partagée avec Québec est prévue pour les travaux à réaliser à l’île Saint-Quentin.

Par ailleurs, la carte citoyenne qu’il souhaite mettre en place pour favoriser l’accès aux différentes activités proposées par la Ville ne sera ni plus ni moins qu’une modification du principe des cartes de bibliothèques, un programme déjà prévu au budget de la Ville, cite-t-il en exemple.

Le candidat s’est engagé à ne pas aller en bas de 10 M$ de pavage par année, un budget qui avait été établi à 8,5 M$ dans le budget annuel, avant d’être bonifié à 11M$ dernièrement. M. Aubin estime donc avoir à ajouter 1,5 M$ annuellement pour le pavage, un montant qui sera financé avec un emprunt, explique-t-il. Finalement, il note que parmi les dépenses directes, le déneigement et le déglaçage de rues et trottoirs supplémentaires pourraient coûter jusqu’à 300 000 $ de plus selon les priorités établies. Une demande formulée par les citoyens, spécialement des personnes âgées, a-t-il fait savoir en campagne.

En plus de s’engager à travailler en étroite collaboration avec le vérificateur général de la Ville, Jean-François Aubin propose un changement majeur de mentalité, désirant rendre désormais publics les états financiers et les résultats de performance de toutes les corporations paramunicipales. «Évidemment, il existe des ententes commerciales qui ne peuvent être dévoilées, mais il y a toujours moyen d’intégrer ça à des postes budgétaires sans contrevenir aux ententes avec les partenaires. Nous sommes rendus là, ce sont des corporations qui sont financées par de l’argent public et il me semble tout à fait normal que le public puisse obtenir ces informations», indique celui qui souhaite également travailler avec l’Union des municipalités du Québec pour trouver de nouvelles sources de financement, en lien avec la négociation du pacte fiscal.

Finalement, Jean-François Aubin souhaite mettre en place des outils avec le conseil municipal dont la révision du plan stratégique de développement de la Ville pour s’assurer qu’il tient compte de tous les secteurs, en plus d’un tableau comparatif avec les villes de taille semblable pour s’assurer que les dépenses soient comparables.