Le candidat à la mairie de Trois-Rivières, Jean-François Aubin, a lancé sa campagne devant près de 200 partisans.

Jean-François Aubin: «cette fois-ci, ce sera la bonne»

Trois-Rivières — C’est devant une foule de près de 200 personnes que le candidat à la mairie, Jean-François Aubin, a lancé officiellement sa campagne, jeudi soir au Musée POP de Trois-Rivières. Une seconde campagne électorale en moins de deux ans pour le candidat, qui avait tenté sa chance en 2017 contre l’ancien maire Yves Lévesque et avait récolté environ 45 % des voix à ce moment.

«En 2017, on pensait qu’il fallait tourner la page sur une époque à Trois-Rivières. On a presque réussi. Cette fois-ci, ce sera la bonne», a-t-il lancé à ses supporters, qui ont approuvé par des cris et des applaudissements.

Bien qu’il ait déjà pris plusieurs engagements et procédé à l’inauguration de son local électoral, Jean-François Aubin tenait à faire ce lancement non seulement pour «enflammer les troupes pour les cinq semaines de campagne à venir», mais également pour lancer un appel au vote, dans une élection partielle pour laquelle plusieurs craignent que les électeurs soient moins tentés de se rendre aux urnes, le 5 mai prochain.

«Il s’agit d’une élection partielle. De façon naturelle, cela suscite un peu moins de participation. Pourtant le maire d’une ville a un rôle important à jouer dans son développement. Je veux qu’on donne le goût à tout le monde de s’intéresser à la politique municipale, que tout le monde se sente concerné par sa ville. Je ne veux pas que Trois-Rivières soit la ville des élus, mais bien la ville des citoyennes et des citoyens», a-t-il mentionné.

Le candidat a rappelé à ses partisans ses trois grandes priorités pour la mairie, soit le développement durable, le traitement équitable des citoyens et des secteurs de la ville, de même qu’un niveau de taxation qui respectera la capacité de payer des contribuables.

Pour ce faire, il s’engage déjà à proposer que le paiement des taxes municipales puisse se faire en trois, voire même quatre versements par année, s’il est élu à la mairie. Il envisage également d’être très conservateur sur l’augmentation des taxes, prenant en compte que «les salaires et les pensions de vieillesse n’augmentent pas tant que ça à chaque année».

Il a énuméré une liste de mesures qu’il comptait mettre en place pour assurer un développement durable, par exemple un meilleur système de transport en commun, l’implantation d’un système d’achat local et régional, la limitation de l’étalement urbain, l’implantation du compostage domestique, l’établissement de mesures pour encourager la rénovation en prônant l’économie d’énergie de même qu’un virage vers l’électrification des transports.

«Pour moi, le développement économique et le développement durable ne sont pas contradictoires. Nous avons de beaux exemples à Trois-Rivières d’entreprises qui développent des technologies en tenant compte de l’environnement», a-t-il martelé, citant en exemple les entreprises Marmen et le Groupe Bellemare.

Par ailleurs, il souhaite encourager la participation citoyenne dans la vie démocratique municipale en assurant que tous puissent être entendus, et veut favoriser un traitement équitable entre les secteurs de la Ville. Il estime qu’il n’est pas normal que le secteur Saint-Louis-de-France soit en train de perdre son noyau villageois, que le bas du Cap ait besoin de beaucoup d’amour pour assurer sa revitalisation, qu’on «n’entende pratiquement pas parler du secteur Sainte-Marthe» et que certains secteurs de Pointe-du-Lac n’aient pas encore accès au réseau d’aqueduc ou à Internet haute vitesse, clame-t-il.

«Mobilisons-nous et faisons ainsi en sorte qu’une nouvelle époque débute à Trois-Rivières», a-t-il lancé avant de terminer son discours.