La Ville de Trois-Rivières dégage un excédent de fonctionnement de 10,2 M$ sur le budget 2019.
La Ville de Trois-Rivières dégage un excédent de fonctionnement de 10,2 M$ sur le budget 2019.

Finances 2019: Trois-Rivières dégage un excédent de 10,2 M$

Paule Vermot-Desroches
Paule Vermot-Desroches
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — La Ville de Trois-Rivières a dégagé un excédent de 10,2 M$ lors de son exercice financier de 2019, soit 3,73 % de son budget total de 274,3 M$. C’est ce qui se dégage du rapport financier qui a été adopté mardi soir au conseil municipal de Trois-Rivières. Un excédent qui s’inscrit dans l’objectif de la Ville qui se situe entre 2 % et 5 % annuellement, et qui permettra notamment de mettre de côté des montants de 2,9 M$ qui serviront éventuellement à éponger les pertes causées par la pandémie de coronavirus sur le budget 2020.

Selon le maire Jean Lamarche, l’excédent de 10,2 M$ s’explique non seulement par des revenus supplémentaires de l’ordre de 4,1 M$ et également des dépenses moindres de 6,1 $. On explique les revenus supplémentaires principalement par des droits de mutation de l’ordre de 1,3 M$, mais également des ventes de terrains et des intérêts sur certains placements.

Quant aux dépenses moindres, près de la moitié du montant provient d’économies sur la masse salariale, particulièrement en contexte de pénurie de main-d’œuvre en 2019. En effet, près de 2,9 M$ du budget prévu pour la masse salariale n’ont pas été versés en raison de postes qui n’ont pas pu être comblés, explique le maire Lamarche. «On aurait aimé engager certaines personnes mais ça n’a pas été possible. Mais on voit aussi que l’effet collatéral de cette pénurie est positif», considère-t-il.

La balance des dépenses moindres s’explique par des économies sur les vidanges des étangs aérés, sur les frais d’énergie, des redevances de la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie de même qu’une remise de 700 000 $ versée par la Corporation des événements de Trois-Rivières.

En ce qui concerne la dette à long terme à l’ensemble de la Ville, elle totalisait 243,1 M$ au 31 décembre, soit une baisse de 2 M$ en comparaison à 2018. «En situant le niveau d’endettement par rapport à la richesse foncière uniformisée, on obtient un ratio de 2,01 %, soit le plus bas niveau depuis la fusion», indique la Ville.

Pour le maire Jean Lamarche, l’excédent représente un effort considérable de toutes les directions de la Ville, alors que la marge raisonnable en ce qui concerne les excédents se situe entre 2 % et 5 %. Il invite par ailleurs les citoyens à relativiser le montant, qui représente 3,73 % du budget total de la Ville. À titre d’exemple, il fait remarquer que sur l’achat d’une piscine à 6750 $, cet excédent représenterait une économie de 252 $ sur l’ensemble du projet.

Pandémie et Jean-Guy-Talbot

Conformément à la politique municipale en vigueur, 25 % des excédents seront affectés au remboursement de la dette de la Ville, soit un montant de 2,56 M$.

Par ailleurs, un peu plus de 2,9 M$ seront versés dans un nouvel excédent de fonctionnement affecté aux risques d’opération, un fonds qui sera dédié pour divers imprévus liés à des situations d’exceptions, dont les inondations, les vents violents ou encore la pandémie de coronavirus, des réalités que la Ville a dû affronter en l’espace d’une seule année.

Il avait déjà été indiqué que l’impact de la pandémie de coronavirus pourrait avoir un impact de 2 M$ à 5 M$ sur le budget 2020 de la Ville, en raison de l’adaptation de plusieurs services mais également de la prolongation de la période de paiement du second versement de taxes municipales qui a été repoussé au début du mois de septembre.

Un autre montant de 550 000 $ de ces excédents ira pour la création d’un excédent de fonctionnement affecté à la réhabilitation de l’aréna Jean-Guy-Talbot. Or, il n’est pas ici question de restaurer l’aréna, déjà condamné, mais bien d’en assurer la démolition au montant de 400 000 $ en plus de travaux nécessaires à la préservation des équipements électriques s’y trouvant et desservant des services aux alentours. Ces installations serviront également lors de la reconstruction éventuelle d’un nouveau bâtiment à cet endroit.

Le reste des excédents se trouve ventilé entre les excédents de fonctionnement pour le nettoyage des étangs aérés (1,376 M$), le déneigement (670 000 $), les élections (319 000 $), les litiges ou éventualités (72 000 $) et le vérificateur général (68 880 $).