Depuis 2011, Développement économique Canada réclame à la Ville de Trois-Rivières le remboursement de la subvention versée pour les Fêtes du 375e anniversaire.

Fêtes du 375e: rien de réglé après 5 ans

Alors que Trois-Rivières vient de souffler ses 380 bougies, le 4 juillet dernier, le dossier de son 375e anniversaire n'est toujours pas clos. Cinq ans après les festivités, Développement économique Canada (DEC) s'est donné, il y a quelque temps, une année supplémentaire pour étudier le dossier et décider si oui ou non des actions seront prises dans ce dossier qui a fait couler beaucoup d'encre ces dernières années.
On se souviendra qu'en avril 2011, DEC envoyait un avis de défaut à la Ville et au Comité des Fêtes du 375e anniversaire de Trois-Rivières, entraînant le rappel de la subvention de 610 000 $ octroyée aux Fêtes par le fédéral. Une réclamation à laquelle la Ville n'avait pas donné suite. DEC disait relever des irrégularités administratives justifiant le rappel de cette subvention, dont il restait un montant d'environ 140 000 $ à être versé aux Fêtes.
Cet argent n'a donc toujours pas été versé, et DEC demande à la Ville et aux Fêtes le remboursement de la balance déjà versée, ce que la Ville a toujours refusé de faire. DEC aurait eu trois ans pour décider d'entamer des procédures pour tenter de récupérer cet argent. Toutefois, ce délai habituel est maintenant prolongé.
«Ils se sont donné une prolongation d'une année supplémentaire. Le comité ne peut donc toujours pas fermer les livres», confirme le porte-parole de la Ville de Trois-Rivières, Yvan Toutant. Le conseil d'administration, qui est en théorie toujours actif sur papier, attend ainsi la conclusion de ce dossier pour espérer récupérer les 140 000 $ restants et du même coup honorer le paiement des créanciers, parmi lesquels on compte notamment l'ex-directrice générale Marie-Andrée Deschênes ainsi qu'une institution financière de Trois-Rivières.
On se souviendra que dans cette histoire, des enquêtes de la Sûreté du Québec et de la Gendarmerie royale du Canada avaient été ouvertes pour vérifier les allégations d'irrégularités administratives. Des perquisitions avaient même été menées dans les locaux de l'ancienne compagnie du directeur général de l'époque, Steve Dubé. Toutefois, en juin 2013, la Sûreté du Québec confirmait que pour elle, le dossier était clos.
Le Directeur des poursuites criminelles et pénales avait lui aussi fait savoir qu'aucune accusation ne serait portée contre les deux gestionnaires des Fêtes, Steve Dubé et Alain Lamarre.
Par contre, selon nos informations, le dossier serait toujours actif du côté de la GRC, bien qu'aucune accusation n'ait encore été portée de ce côté.
Difficile cependant de dire si DEC prolonge son délai réglementaire en attendant la conclusion de l'enquête de la GRC. Mercredi, à Développement économique Canada, on a rappelé au Nouvelliste que le dossier était confidentiel et qu'il n'était pas question de le commenter sur la place publique. Il n'a même pas été possible d'obtenir la confirmation qu'un délai d'une année supplémentaire avait été prescrit, et ce, même si l'administration municipale le confirme de son côté.