Le candidat à la mairie de Trois-Rivières, Éric Lord.

Éric Lord veut établir une stratégie régionale

Trois-Rivières — À l’importance de l’enjeu de la pénurie de main-d’œuvre, c’est par une stratégie régionale que souhaite répondre le candidat à la mairie de Trois-Rivières, Éric Lord. Ce dernier, qui présentait ses engagements sur cet important enjeu qui touche la totalité de la province à l’heure actuelle, est d’avis que c’est en unissant nos forces avec celles des autres villes et municipalités de la région que l’on pourra tirer notre épingle du jeu.

Mercredi matin, c’est devant les locaux de l’entreprise AAR, à l’aéroport de Trois-Rivières, que M. Lord avait donné rendez-vous aux médias pour annoncer ses engagements. Une entreprise, explique-t-il, qui témoigne à elle seule de l’importance de la pénurie de main-d’œuvre, alors qu’une soixantaine de postes à l’intérieur de ses murs demeurent encore à pourvoir pour permettre la poursuite des opérations et la croissance de l’entreprise.

«Plusieurs entreprises refusent des contrats, voient leur croissance freinée et, dans certains cas, sont obligées de fermer leurs portes. Plusieurs entreprises ont déployé des stratégies pour attirer des travailleurs, ont adapté leurs pratiques pour faciliter le recrutement et devenir des entreprises attractives. L’enjeu est beaucoup plus large. Il faut s’y attaquer au niveau collectif. Ça touche plus largement que Trois-Rivières, ça touche toute la Mauricie», est d’avis M. Lord.

C’est donc en mettant en place une stratégie de main-d’œuvre avec l’ensemble des élus de la région qu’il souhaite s’attaquer à ce problème. «J’invite tous les intervenants de la région à travailler ensemble pour se doter d’une stratégie régionale de la main-d’œuvre», lance celui qui a déjà siégé sur la défunte Conférence régionale des élus et qui dit pouvoir témoigner de l’efficacité d’un travail concerté entre les villes et municipalités d’une région.

Éric Lord souhaite d’abord mobiliser toute la main-d’œuvre disponible mais présentement inactive dans la région. «On a un bassin important dans notre région de main-d’œuvre qui est sous-utilisée, des personnes qui sont sans emploi mais aptes au travail, et des travailleurs expérimentés. Il faut développer des stratégies pour aller chercher ces gens-là et favoriser leur réintégration sur le marché du travail», mentionne-t-il, précisant que les secteurs des technologies de l’information, de la restauration et les secteurs professionnels et techniques sont les plus touchés par la pénurie.

Le candidat est en outre d’avis que la stratégie doit prévoir un moyen d’accompagner les entreprises dans la mobilisation des travailleurs étrangers, tant par un marketing territorial que par un plan concernant le transport intrarégional.

«Il faut vendre notre région! Lorsque quelqu’un vient s’établir ici, ses motivations sont beaucoup plus que le travail. Qu’est-ce qui se passe après le travail? C’est quoi la qualité de vie? La qualité des entreprises», indique Éric Lord, qui précise par ailleurs, que la question du transport intrarégional permettrait d’aider à mobiliser la main-d’œuvre entre les villes et municipalités. Par ailleurs, la question du transport pour les travailleurs venus de l’étranger est également un enjeu sur lequel il faudra plancher, croit-il.

Finalement, M. Lord souhaite travailler de concert avec le Cégep, les collèges et l’UQTR dans le recrutement pour augmenter le nombre d’étudiants et ainsi favoriser l’établissement des jeunes diplômés dans la région.