Dean MacDonald

ECHL au Colisée: des retombées annuelles de 10 M$ [VIDÉO]

TROIS-RIVIÈRES — L’implantation d’une équipe de la East Coast Hockey League (ECHL) au nouveau colisée du District 55 à Trois-Rivières pourrait générer des retombées économiques annuelles de 10 M$ pour la ville et la région. C’est l’un des faits saillants qui ressort de la présentation de l’homme d’affaires Dean MacDonald et son équipe devant le conseil municipal de Trois-Rivières mardi matin.

Un chiffre qu’a avancé le Trifluvien et ancien joueur de la LNH Marc-André Bergeron lorsque interpellé par les médias à la sortie de cette rencontre. M. Bergeron, qui avait été mandaté par la Ville pour trouver un occupant pour ce colisée, a depuis choisi de rejoindre l’organisation de Dean MacDonald, disant croire au produit proposé par l’homme d’affaires et son acolyte, Glenn Stanford, tous deux propriétaires des Growlers de Terre-Neuve dans la ECHL.

Selon Marc-André Bergeron, le budget d’opération de la ECHL à Trois-Rivières serait de 4 M$ annuellement, avec des retombées économiques estimées à 10 M$, sans compter la création d’emplois que cette franchise générerait. «En tant que Trifluvien, si je me retire de mon rôle, je suis emballé de ce qui a été présenté à la Ville», a-t-il expliqué, ajoutant que ce projet se réalisera uniquement en partenariat avec les Canadiens de Montréal. «Si le Canadien de Montréal ne fait pas partie de notre aventure, on ne sera pas là non plus», assure-t-il.


Dean MacDonald ne s’est par ailleurs pas formalisé, à son arrivée à l’hôtel de ville, de l’absence d’un représentant du Canadien de Montréal pour appuyer sa présentation.

«Il y a un processus en marche. À ce stade-ci, nous n’avons pas d’entente avec la Ville alors avant qu’on s’assoit et qu’on finalise tout avec les Canadiens, nous devons avoir une entente avec la Ville parce que sinon, il n’y a rien à négocier. Aussitôt que tout ça sera réglé, ce sera une discussion assez facile», avance-t-il.

Un avis partagé par Marc-André Bergeron. «C’est totalement compréhensible et on est bien à l’aise avec leur position», considère-t-il

Dean MacDonald estime que le Canadien de Montréal trouvera un avantage certain à une présence d’un club de la ECHL à Trois-Rivières. «Glenn Stanford a opéré deux franchises de la AHL pour les Canadiens. Il est très connu. Nous savons aussi que le Canadien a huit joueurs sous contrats qui jouent avec la ECHL présentement et ils aimeraient les avoir tous sous le même toit. Nous ne voyons pas cette partie du processus comme un problème, au contraire», commente-t-il.

Le plan d’affaires proposé, tel que mentionné auparavant, parle d’une implantation pour la saison 2021-2022. Les délais étaient devenus trop courts pour planifier le calendrier de la prochain saison, tant avec les contraintes de déplacement que d’hébergement de l’équipe qui serait devenue la 27e équipe de la ligue, note Marc-André Bergeron.

Le groupe a également pu s’entretenir, plus tard en journée mardi, avec différents hauts fonctionnaires de la Ville afin de discuter des détails techniques et financiers du plan d’affaires proposé. Les promoteurs de la ECHL se sont toutefois montrés très satisfaits de l’accueil du conseil municipal. «Il y avait une belle ouverture. Les questions étaient honnêtes, importantes. On est arrivé avec une attitude positive. C’est un projet qui mérite d’être rassembleur pour notre communauté, c’est l’attitude qu’on avait ce matin et c’est l’attitude qu’on aura tout au long de notre présence à Trois-Rivières s’ils nous le permettent. Depuis le début qu’on veut cohabiter, qu’on veut être des bons citoyens corporatifs», signale Marc-André Bergeron

Retour sur la glace?

Advenant l’implantation d’une équipe de la ECHL à Trois-Rivières, Marc-André Bergeron pourrait-il être intéressé à un retour sur la glace? Entre deux éclats de rire, l’ancien joueur du Canadien n’a clairement pas fermé la porte.

«Pourquoi pas? C’est une ligue qui vit avec des moyens relativement modestes. Ça me ferait plaisir d’embarquer sur la glace et de travailler sur l’avantage numérique avec les jeunes défenseurs. C’est quelque chose que je maîtrise bien et je serais probablement capable de les aider», signale-t-il, excluant toutefois la possibilité de se retrouver derrière le banc comme entraîneur.

Faisant un clin d’oeil au passage, Marc-André Bergeron a confié que même le nom de la future mascotte de l’équipe a été choisi. N’en déplaise aux plus impatients, il gardera pour le moment ce nom secret... un nom qui lui a été inspiré par nul autre que Roger D. Landry, décédé il y a quelques jours.

Les parties intéressées à occuper le futur colisée ont jusqu’à vendredi pour déposer leur plan d’affaires complet à la Ville de Trois-Rivières. Par la suite, l’ensemble des dossiers sera analysé par les différentes directions de la Ville concernées par le dossier, avant de faire une recommandation au conseil municipal.