La rue Notre-Dame Centre à Trois-Rivières fait partie des artères visées pour l’aménagement de «placottoirs».
La rue Notre-Dame Centre à Trois-Rivières fait partie des artères visées pour l’aménagement de «placottoirs».

Des «placottoirs» au centre-ville

Paule Vermot-Desroches
Paule Vermot-Desroches
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — Un premier pas a été franchi, mardi soir, par le conseil municipal de Trois-Rivières, en vue d’aménager des «placottoirs» au centre-ville de Trois-Rivières durant l’été 2020. Cet aménagement urbain visant à dynamiser des artères commerciales touchera également l’installation de terrasses temporaires pour certains commerçants qui souhaiteront embarquer dans le projet piloté par Trois-Rivières Centre.

Le concept de «placottoirs», déjà développé un peu partout dans le monde dont à Montréal depuis quelques années, se veut un prolongement du trottoir sur la chaussée, souvent en remplacement de places de stationnement. L’espace devient alors utilisable pour les piétons, mais également les commerçants qui pourraient vouloir prolonger leurs activités commerciales à l’extérieur de leurs locaux par l’aménagement, par exemple, d’une terrasse temporaire.

Trois-Rivières Centre planche sur le projet depuis quelques mois déjà à l’initiative de certains de ses membres, et a tenu des rencontres de co-création avec certains commerçants de même qu’avec des citoyens intéressés à la question. La directrice générale de Trois-Rivières Centre, Gena Déziel, confirme que le projet en a emballé plusieurs.

«En ce moment, on constate qu’on a une bonne réponse, les gens embarquent pas mal. Il reste encore des choses à fignoler, notamment des détails à régler avec les voisins des commerces qui souhaitent prendre part à l’expérience, mais ça avance bien», confirme-t-elle.

En tout, entre 15 et 17 places de stationnement pourraient être visées par le projet sur deux artères, soit les rues Notre-Dame Centre et Badeaux. Le conseiller municipal Denis Roy ne s’inquiète d’ailleurs pas outre mesure de l’impact qu’aurait le projet pour les automobilistes qui, rappelle-t-il, peuvent bénéficier d’un parc de stationnements de 1710 places, payantes et non payantes, sur rue et en infrastructures au centre-ville de Trois-Rivières. Un nombre qui ne tient par ailleurs pas compte des places disponibles dans les stationnements privés gérés par des compagnies comme Olymbec.

Des places qui, une fois la saison estivale terminée, redeviendraient par ailleurs disponibles aux automobilistes. «La pérennité des installations n’est pas là. L’idée est que d’année en année, tu fais évoluer tes installations pour répondre de mieux en mieux à la volonté des commerçants et de la population», indique-t-il, précisant qu’au bout de quelques années, lorsque la formule parfaite a été trouvée, l’installation peut également devenir permanente.

Mardi soir, le conseil municipal a été saisi de deux avis de motion en vue de faire modifier le règlement sur l’occupation du domaine public par des terrasses et des surfaces de commercialisation. Il s’agit donc d’une première étape en vue d’en arriver à la modification réglementaire qui permettra l’implantation de ces «placottoirs» à l’été 2020.

Par ailleurs, Trois-Rivières Centre prévoit, au cours des prochaines semaines, faire une présentation publique du projet, où l’organisme sera en mesure de fournir divers visuels qui permettront de comprendre la teneur de ces aménagements temporaires.