Une restructuration majeure s'annonce en 2014 pour l'Île Saint-Quentin.

Des changements s'opèrent à l'île Saint-Quentin

Le nouveau conseil d'administration de la Corporation du parc de l'Île Saint-Quentin a tenu sa première rencontre la semaine dernière et déjà, le virage annoncé par le nouveau président, le conseiller municipal André Noël, et souhaité par la Ville se fait sentir.
<p>Le conseiller municipal et nouveau président du conseil d'administration de la Corporation du parc de l'Île Saint-Quentin, André Noël.</p>
En plus de la création de nombreux comités de travail pour voir au bon développement futur du parc de l'Île Saint-Quentin, le conseil d'administration a coupé plusieurs heures chez le personnel cadre.
Deux cadres qui avaient quitté, un pour la retraite et l'autre qui avait remis sa démission, ne seront pas remplacés. Pour les cadres restants, l'horaire a été revu selon les besoins actuels. Dans certains cas, des cadres pourraient ne pas travailler certaines semaines identifiées par le conseil d'administration.
«On avait annoncé un virage, et c'est ce qui va se produire», explique André Noël, qui rappelle que la Ville a dû éponger un déficit de 100 000 $ l'an dernier, pour ce parc qui recevait déjà pratiquement 600 000 $ par année de deniers publics.
«C'est beaucoup trop. Et il y a toujours le litige avec le ministère du Revenu. Dans ce dossier, nous voulons montrer notre bonne foi, notre diligence et notre volonté de faire des démarches pour redresser la situation. Dans ces conditions, il se pourrait qu'une partie des amendes et des intérêts à payer ne nous soit pas chargée. Nous avons déjà fait une dénonciation volontaire lorsque nous avons été mis au fait des irrégularités. Je crois que ça démontre notre bonne foi», mentionne M. Noël.
Le directeur général, qui a pris sa retraite récemment, ne sera pas remplacé. C'est plutôt un coordonnateur du service des loisirs de la Ville, Daniel Magny, qui prend la relève pour le moment. Par ailleurs, d'ici la fin février, un sous-comité aux finances devra reprendre le processus budgétaire et évaluer chacune des activités offerte à l'île.
«Il faut regarder ce que ça nous coûte, versus le service rendu à la population et la mission de l'île», fait savoir André Noël.
À ce titre, il donne l'exemple de l'activité Trois-Rivières Extrême, qui ne sera pas de retour. «C'est une activité qui attirait peu de monde et qui a terminé son année avec un déficit de 10 000 $. Il est clair que ça ne peut pas cadrer dans nos objectifs de services à la population», croit M. Noël.
Le président rappelle toutefois que toutes ces réorganisations administratives n'affectent en rien les activités quotidiennes de l'île, et que le site continue d'être ouvert et d'accueillir les amateurs de plein air et d'activités hivernales.
«Avec les modifications que nous comptons apporter, on vient assurer la pérennité de l'île pour au moins les quinze prochaines années», se réjouit André Noël.