Yves Lévesque a obtenu un quatrième mandat à la mairie de Trois-Rivières.

Dépenses électorales: de 848 $ à 47 565 $

Les candidats à la mairie de Trois-Rivières ne sont visiblement pas allés à la guerre munis des mêmes armes. Les rapports de dépenses électorales déposés par chacun des six candidats, et dont Le Nouvelliste a obtenu copie, font état de dépenses électorales allant d'aussi peu que 848 $ à 47 565 $.
Sylvie Tardif
Catherine Dufresne
C'est le maire réélu Yves Lévesque qui remporte la palme des dépenses électorales, avec 47 565 $. Il est suivi de près par Sylvie Tardif, avec 43 325 $. Catherine Dufresne s'en sort avec 20 747 $. Elle est suivie de Force 3R avec 14 417 $, Marcelle Girard avec 12 368 $ et finalement Pierre-Benoît Fortin avec 848 $.
Toutefois, lorsqu'on constate les dépenses totales, le portrait change un peu. En effet, les candidats sont tenus de déclarer leurs dépenses électorales, mais également les montants non inclus dans les dépenses électorales, qui peuvent représenter chacune des dépenses ayant été faites en dehors de la période officielle de campagne électorale.
Ainsi, toute dépense ayant été faite avant ce début officiel n'est pas comptabilisée dans le résultat de dépenses électorales, mais ne peut pas non plus faire l'objet d'un remboursement de dépenses si le candidat obtient plus de 15 % des voix.
À ce chapitre, c'est Sylvie Tardif qui domine, avec 56 548 $ de dépenses totales. L'équipe de Mme Tardif avait donc dépensé plus de 13 000 $ avant même le déclenchement des élections. On se souviendra d'ailleurs que la candidate avait procédé à la distribution de tracts publicitaires dans le Publi-Sac quelques jours avant le déclenchement des élections.
Yves Lévesque suit avec 51 971 $ de dépenses totales, Catherine Dufresne avec 22 272 $, Marcelle Girard avec 20 427 $, Force 3R avec 14 515 $ et finalement Pierre-Benoît Fortin qui demeure au même montant, soit 848 $.
Notons toutefois que dans le cas de Force 3R, les dépenses électorales comptabilisent les dépenses faites pour tous les candidats du parti. Lorsqu'il est question des dépenses encourues en lien direct avec la candidature de Richard Saint-Germain, il est question d'un montant de 1320 $.
<p>Richard Saint-Germain</p>
<p>Marcelle Girard</p>
Donateurs
En ce qui concerne les donateurs, c'est Sylvie Tardif qui a reçu le plus de contributions de la part de citoyens, soit 197 dons, dont 110 de plus de 100 $, pour un grand total de 26 968 $ en dons. Une première place qui réjouissait la principale intéressée. «On a reçu beaucoup de dons, c'était au-delà de nos espérances. L'équipe en charge du financement a fait un travail absolument extraordinaire. On a mené une belle campagne, même si le résultat n'a pas été celui qu'on espérait», mentionne Sylvie Tardif.
Yves Lévesque suit avec 74 donateurs dont 73 de plus de 100 $ pour un total de 19 800 $ en dons. Il est talonné de près, au nombre de donateurs, par Catherine Dufresne avec 73 donateurs, dont 47 dons de plus de 100 $ pour un total de 13 278 $.
Marcelle Girard a quant à elle reçu 15 dons en argent, dont 12 de plus de 100 $, pour un total de 3643 $. Pierre-Benoît Fortin a pour sa part financé lui-même sa campagne, s'inscrivant comme seul donateur d'un montant de 848 $.
Dans le cas de Force 3R, étant donné les exigences différentes dans le cas d'un parti politique dûment constitué, le rapport fait état d'un fonds électoral de 14 605 $, sans faire le détail des donateurs. On se souviendra toutefois qu'en campagne électorale, le parti avait rendu publique la liste de ses donateurs.
D'autres sources de financement ont aussi été utilisées par les candidats, notamment des emprunts bancaires, à des particuliers, ou des cautionnements. On comprend, à la lecture des rapports, que Catherine Dufresne a fait un emprunt de 10 000 $ à Patrick Charlebois, qui faisait partie de son équipe électorale.
Marcelle Girard a aussi procédé à des emprunts à elle-même et un proche pour la somme de 17 000 $. Ces deux candidates n'ayant toutefois pas obtenu 15 % du vote, elles ne peuvent recevoir la part de 70 % de remboursement des dépenses électorales prévue à la loi.
Du côté de Sylvie Tardif et Yves Lévesque, les deux seuls candidats dont 70 % des dépenses seront remboursées, ils ont procédé chacun à un emprunt de plus de 32 000 $ à une institution financière. Ils ont également reçu des cautionnements de proches de leur organisation politique ou de membres de leurs familles.
<p>Pierre-Benoît Fortin</p>
Pour sa part, Catherine Dufresne s'est félicitée d'avoir réussi à dépenser moins que la moitié de ce que ses deux principaux adversaires ont dépensé, et ce, malgré sa campagne d'affichage de plus de 360 pancartes. Cette dépense de plus de 11 000 $ représentait plus de la moitié de son budget électoral total.
«Je n'avais jamais pensé comparer, mais ça me prouve qu'on a mené une campagne raisonnable, qu'on a géré serré. On aurait aimé atteindre le 15 % et obtenir les remboursements, mais on savait aussi que c'était une possibilité. Ça fait que la page se tourne moins vite, mais c'est un pari que nous étions prêts à prendre. J'ai mené une campagne raisonnable, en budget mais aussi en promesses électorales», a-t-elle commenté.