Les collectes de fonds sur la voie publique seront davantage encadrées à Trois-Rivières en 2018.

De nouvelles règles en vigueur

TROIS-RIVIÈRES — Une nouvelle politique est depuis peu en vigueur à la Ville de Trois-Rivières en ce qui concerne les collectes de fonds des organismes communautaires sur la voie publique. Le conseil municipal de Trois-Rivières a entériné, mardi soir, une résolution permettant à quinze organismes communautaires de pouvoir se prévaloir de ce privilège en 2018.

On se souviendra que la question des collectes de fonds des organismes communautaires sur la voie publique, sous forme de barrages routiers essentiellement, avait fait l’objet de discussions en décembre dernier, alors que la Ville alléguait vouloir resserrer les règles entourant ces collectes pour en limiter le nombre. On évoquait notamment les nombreuses plaintes enregistrées à la Sécurité publique de Trois-Rivières concernant le ralentissement de la circulation, mais également la sécurité routière. Le 5 mars dernier, la Ville a adopté son nouveau règlement encadrant cette pratique.

«On a d’abord décidé de prioriser les organismes qui oeuvrent à Trois-Rivières et dont l’argent amassé sera entièrement redistribué à Trois-Rivières. C’est le principal critère qui guide désormais nos choix», a expliqué le maire Yves Lévesque.

Par ailleurs, la Ville a l’intention de proposer un déplacement des différents points de collectes pour éviter que les mêmes intersections soient toujours celles qui sont sollicitées.

En 2017, 17 organismes avaient pu tenir une collecte dans les rues de la ville. En 2018, la Ville limitera ce nombre à quinze. Selon le maire Yves Lévesque, aucun organisme répondant aux critères de sélection n’a été refusé. «Quelques organismes venant de l’extérieur de Trois-Rivières, dont certains de Shawinigan, ont présenté une demande et ça n’a pas fonctionné. Par contre, tous les organismes de Trois-Rivières qui en ont fait la demande ont été acceptés», assure-t-il.

Qui plus est, certains organismes ont profité de ce changement de réglementation pour se regrouper et ainsi maximiser leurs chances de pouvoir obtenir un permis de collecte. C’est le cas de deux organismes visant à amasser des fonds pour la recherche sur le cancer qui ont choisi de s’unir afin de pouvoir profiter d’un permis pour tenir une collecte de fonds sur la voie publique et qui s’en partagerons les bénéfices, mentionne M. Lévesque.

En 2018, les organismes qui ont obtenu un permis sont le Centre de pédiatrie sociale de Trois-Rivières, la Croix-Rouge, COMSEP, Ebyon, la Fondation Albatros, le Centre le Havre, la Fondation du lymphoedème Mauricie/Centre-du-Québec, la Fondation le Far, la Fondation québécoise du cancer, la Fondation régionale pour la santé de Trois-Rivières, la Fondation Tourniquet, la Grande guignolée des médias, le Noël du Pauvre, les pompiers de Trois-Rivières ainsi qu’Opération Enfant Soleil en partenariat avec Re/Max de Francheville.

Cette liste établie pour 2018 pourrait être appelée à changer d’une année à l’autre selon les demandes des organismes communautaires. Certains organismes pourraient, par exemple, devoir s’en tenir à une collecte une année sur deux. Toutefois, le maire de Trois-Rivières assure que les fondations et organismes qui touchent un nombre important de citoyens n’auront pas à s’en faire et auront droit à un permis annuel.

«Ça fait aussi partie des critères prioritaires», ajoute-t-il.