À l’avant, le maire Jean Lamarche et la conseillère municipale Mariannick Mercure. À l’arrière, de gauche à droite: Claude Ferron, conseiller municipal, Joëlle Carle, directrice générale de La Brouette, Dominic Thibeault, chef de division développement durable et Nancy Thériault, spécialiste en environnement.

Composter cet été, ça vous tente?

Trois-Rivières — Quand on a le moindrement la fibre écologique, ça fait un peu mal au cœur de jeter aux poubelles les rognures de légumes, les coquilles d’œufs, le marc de café, les feuilles mortes et les retailles du jardin. La Ville de Trois-Rivières invite donc les citoyens à suivre une petite formation sur la meilleure façon de transformer ces matières en compost pour le jardin ou le gazon.

Pour encourager cette pratique, pas moins de 450 composteurs domestiques seront vendus par la Ville pour la modique somme de 10 $ (ils en coûtent 50 $ habituellement) aux personnes qui prendront part à la formation.

Faire du compost à Trois-Rivières, c’est non seulement poser un geste simple et efficace pour l’environnement, mais aussi pour notre porte-feuille, car nous payons tous, collectivement, pour l’enfouissement des matières résiduelles. Plus il y en a à enfouir, plus la facture est salée pour les contribuables.

Au Québec, 45 % de ce qui se retrouve au site d’enfouissement pourrait être composté.

La conseillère municipale Mariannick Mercure, indique que la Ville injecte donc 50 000 $ dans ce projet de valorisation locale, ce qui pourra lui permettre d’économiser jusqu’à 60 000 $ par année. «C’est payant», assure-t-elle. «C’est payant d’un point de vue environnemental parce que les matières putrescibles ou organiques, quand on les enfouit, se décomposent et font du méthane qui est un puissant gaz à effet de serre», résume la conseillère.

Même si le bac brun s’en vient à grands pas (troisième voie), «le compostage de proximité est la meilleure manière de réduire notre empreinte écologique», plaide-t-elle.

En plus de 450 composteurs vendus à 10 $ lors des séances d’information, «un composteur collectif additionnel sera installé à la Maison Coup de Pouce dans le secteur Adélard-Dugré en collaboration avec les jeunes de Keranna», dit-elle. Il y a un composteur derrière le Musée Pop qui va être agrandi afin de permettre à 40 familles de plus de s’adonner au compostage. «Il y a un projet de composteur rotatif, un projet-pilote qu’on va faire avec La Brouette dans le quartier Saint-Philippe et 40 vermicomposteurs vont être distribués à des gens qui habitent dans des blocs, par exemple, là où c’est plus difficile de faire ça dans la cour», résume Mme Mercure.

Dominic Thibeault, chef de la division environnement à la Ville, indique que les citoyens peuvent s’inscrire via un formulaire en ligne à v3r.net ou composer le 311. Pour assister à la formation gratuite, il faut apporter une preuve de résidence. Les rencontres d’information se dérouleront le 17 juillet, de 17 h 30 à 18 h 30, le 18 juillet, de midi à 13 h et le 20 juillet, de 10 h à 11 h au Carré de la Fosse, 55 rue de la Fosse. Un seul composteur sera octroyé par adresse. Premier arrivé, premier servi.

Le compostage domestique représente «une économie au niveau de la gestion des matières résiduelles. C’est aussi un geste important pour l’environnement», plaide le maire, Jean Lamarche.