Le chantier du nouveau colisée avance rondement, malgré les retards encourus, dont certains par la pandémie de COVID-19.
Le chantier du nouveau colisée avance rondement, malgré les retards encourus, dont certains par la pandémie de COVID-19.

Colisée: le chantier va bon train malgré les retards

Paule Vermot-Desroches
Paule Vermot-Desroches
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — Malgré l’annonce récente d’un nouveau retard dans sa livraison, le chantier du nouveau colisée avance plus que rondement dans le District 55. C’est du moins ce qu’assure la Ville de Trois-Rivières, qui se dit confiante de voir l’équipement être livré au début de l’année 2021, tel que l’a récemment annoncé l’entrepreneur du chantier, le Groupe TEQ.

Quotidiennement, entre 40 et 60 travailleurs de différents sous-contractants œuvrent sur le chantier afin de procéder aux étapes de finition. Car si le gros du chantier a maintenant été complété, les détails à fignoler demeurent essentiels dans cette infrastructure de 60,6 M$, explique le directeur du Génie à la Ville, Patrice Gingras.

Récemment, des informations ont circulé à l’effet que le colisée aurait besoin de réparations majeures, et même que le sol sur lequel il avait été construit ne pouvait pas supporter son poids sans qu’on ait le choix d’installer davantage de pieux. Patrice Gingras est catégorique: il n’en est rien.

«Sous le colisée, nous avons 400 pieux positionnés à différents endroits, en trois sections de 10 mètres. C’est donc dire que nous avons 1200 sections de pieux, ce qui est amplement suffisant pour soutenir la structure, et qui est la norme pour ce type de sol», assure le directeur du Génie. Il souligne que de minuscules fissures ont effectivement été observées à certains endroits, des fissures qui ont été qualifiées de normales par un ingénieur en conception structurale le 10 septembre dernier, photos et rapport à l’appui. «Ces fissures ne compromettent pas la qualité du béton, puisqu’il est normal d’assister à ce genre de mouvement dans une construction de la sorte», indique M. Gingras.

Ce dernier rappelle du même souffle que, par le fait qu’elle a donné un contrat «clé en main» à TEQ, la Ville n’accepterait jamais la livraison du colisée si l’ensemble des rapports des ingénieurs et architectes ne confirmaient pas que tout est conforme à ce qui a été demandé. De même, à la fin du processus, un certificateur indépendant viendra certifier lui-même la conformité de l’ensemble de l’infrastructure.

«Il y a le geste de remettre les clés à la Ville, mais il y a aussi le geste d’accepter ces clés», image le maire de Trois-Rivières, Jean Lamarche, qui assure que tout est mis en œuvre pour une construction aux normes et qui respecte l’enveloppe globale initiale.

Des litiges seraient par ailleurs survenus entre l’entrepreneur général et des sous-contractants, mais la Ville ne s’en formalise pas. «Il est fréquent que des litiges surviennent sur de gros chantiers. Toutefois, en ce qui concerne la Ville, nous suivons le contrat avec TEQ. On s’assure, avant de libérer un paiement, que nous ayons une quittance garantissant que le sous-contractant a fait le travail de façon conforme», indique Patrice Gingras.

D’ailleurs, des pénalités de 5000 $ par jour de retard de livraison pourraient s’appliquer à la fin du chantier, laissant comprendre qu’il ne sera jamais à l’avantage de l’entrepreneur général de laisser traîner un litige avec un sous-contractant. Toutefois, la Ville ne s’aventure pour le moment dans aucun calcul de retard, puisque plusieurs délais pourraient être attribuables à la pandémie et au chambardement qu’elle a fait subir tant sur les délais de livraison que l’autorisation de poursuivre le travail sur un chantier. En outre, des ajouts demandés en cours de mandat par la Ville pourraient aussi affecter les délais.

«Ce sont des vérifications qui vont devoir se faire par nos aviseurs légaux. C’est un travail très complexe et on ne peut se risquer à parler de quelque chiffre que ce soit», mentionne Jean Lamarche.

Chantier

À l’heure actuelle, les ouvriers s’affairent à poser les vitres qui sépareront le grand foyer des deux glaces. Des travaux d’électricité, de plomberie et de finition intérieure sont aussi en cours, explique Patrice Gingras. Les salles de bain sont presque terminées et des travaux de ventilation dans la salle multifonctionnelle se poursuivent.

Quant à la finition extérieure, les travaux avancent bien et devraient être complétés d’ici les prochaines semaines.