Le Complexe sportif Alphonse-Desjardins (CSAD) coûte cher à la Commission scolaire du Chemin-du-Roy.

Colisée: la commission scolaire doit refaire ses devoirs

La Ville de Trois-Rivières met en compétition les projets de colisée du Complexe sportif Alphonse-Desjardins (CSAD) avec la Commission scolaire (CS) du Chemin-du-Roy et de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR).
<p>Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, à sa sortie lundi de la rencontre avec la direction du CSAD et la CS du Chemin-du-Roy.</p>
Lors d'une rencontre qui a eu lieu lundi après-midi, la Commission scolaire et le CSAD ont convenu avec la Ville qu'ils allaient refaire leurs devoirs afin d'arriver à un projet qui respecte les exigences et le budget de la Ville. Cette nouvelle mouture sera par la suite comparée avec le projet de l'UQTR.
«C'est un projet qui nous tient à coeur. Nous avons déjà fait un montage financier pour le projet, mais la Ville ne peut pas aller plus haut. Mais ce n'est pas vrai que la Ville va assumer plus d'argent dans ce projet. Déjà, notre limite est atteinte», a affirmé le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, à la sortie de la rencontre d'hier après-midi. «Demander à la Ville de mettre plus d'argent, il n'en est pas question.»
Le maire Lévesque affirme que la Ville souhaite toujours un colisée de 5000 places avec des loges corporatives. «C'est sûr et certain qu'on ne veut pas réduire le projet. Ça donne quoi de faire un projet si on veut réduire?»
Yves Lévesque entend mettre en concurrence les projets de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy et de l'UQTR. «Le CSAD va refaire son travail. Il va essayer de revoir les chiffres du projet en fonction de nos besoins. Il n'est pas question de baisser nos besoins», a ajouté le maire Lévesque qui avoue que le projet du CSAD sera comparé avec celui de l'UQTR.
«La balle est dans le camp de la Commission scolaire [...] en attendant, la Ville va voir la proposition de l'Université. Nous voulons avoir ces équipements sur notre territoire, peu importe où ils se retrouvent. C'est important pour nous, pour la Ville de Trois-Rivières, mais avec un partenaire qui fera en sorte de baisser la facture.»
Le président de la CS du Chemin-du-Roy, Yvon Lemire, n'a pas voulu accorder d'entrevue à la sortie de la rencontre. De son côté, le président du CSAD, Michel Byette, ne voulait pas qualifier la réunion de lundi de rencontre de la dernière chance. «Notre objectif était de faire le point», a-t-il assuré.
La Commission scolaire, qui ne veut pas mettre davantage d'argent dans le projet, et le CSAD doivent donc rapidement revoir l'ensemble des coûts de la phase 5 tout en respectant les besoins de chaque partenaire. Le travail doit être terminé au plus tard pour le 12 février. «Nous ne sommes pas dans le même contexte financier qu'on était au moment où les partenaires ont pensé la phase 5. On va revoir un certain nombre de données du passé de la phase 1 à 4 et de la phase 5 tout en respectant les besoins de chacun», a expliqué Michel Byette.
On s'attend à ce que le projet de colisée de l'UQTR soit déposé lors de la prochaine rencontre du conseil d'administration de l'institution, prévue pour le 3 février. «Le montant est là pour la Ville. On va respecter nos engagements. On va attendre les propositions de la CS et de l'UQTR. L'Université doit déposer des chiffres, et pour nous ce qui compte, c'est la colonne d'en bas», a précisé le maire de Trois-Rivières en soulignant que le projet de la CS pourrait être à nouveau étudié tel qu'il est «si le gouvernement est prêt à assumer la partie manquante de la Commission scolaire».
Rappelons que Québec a déjà réservé une enveloppe de 28 millions $ pour la construction du projet du CSAD évalué à l'origine à 56 millions $. En septembre, la députée Noëlla Champagne avait fait savoir que cette subvention de 28 millions $ était réservée pour la construction du colisée, dans le cadre du projet prévu au CSAD en partenariat avec laCS du Chemin-du-Roy et la Ville.