Le Centre intégré en pâtes et papier du campus de l'UQTR ne sera finalement pas vendu pour taxes impayées

CIPP: une entente qui servira... le Colisée

Yves Lévesque avait plusieurs raisons de se réjouir en apprenant que Québec confirmait une aide financière de 7,2 M$ à l'UQTR dans le dossier du Centre intégré en pâtes et papiers. Non seulement la Ville récupère plus de 6 M$ de taxes mais en plus, la somme de 1,3 M$ qui sera versée par la Ville à la Fondation de l'UQTR servira vraisemblablement au futur Colisée.
«C'est une très bonne nouvelle, a déclaré le maire qui était au courant de l'entente depuis plus d'une semaine mais n'en avait soufflé mot. On est bien contents de récupérer 6,3 M$ inscrits dans nos livres car ces temps-ci, surtout avec la pyrrhotite, on en a besoin.»
Le maire salue le gouvernement pour ce geste car, note-t-il, «il n'était pas obligé. Il n'avait aucune obligation légale de régler ce dossier. Moi, je dis que moralement oui, mais légalement non. Ce bâtiment-là était sous la juridiction d'un OSBL qui aurait pu "tirer la plogue'' et on aurait perdu 6,3 M$. On est très contents de cette entente intervenue entre l'UQTR et le ministère de l'Enseignement supérieur.»
Du montant qui revient à la Ville, 1,3 million $ sera basculé dans la Fondation de l'UQTR.
«Ce sera attitré à un projet priorisé, le Colisée, a confié le maire. Lundi soir, je présenterai au conseil le portrait des engagements financiers de la Ville en ce qui concerne le projet avec l'université. On a trois choix, soit qu'on le mette sur notre terrain, au CSAD ou à l'université avec un partenariat. L'autre bonne nouvelle pour nous c'est que le CIPP entre enfin dans le giron de l'université, ce qui veut dire qu'il n'y aura plus de problèmes de taxes pour les prochaines années.»
Le maire a tenu à remercier le ministre responsable de la région, Yves-François Blanchet ainsi que les députés. «Quand c'est bon, c'est bon. Il faut remettre à César ce qui revient à César», reconnaît-il.