Dominic Ouellet, du Musée Pop, a animé ce panel composé de Martin Baril, de la Forge du Malt, Raphaël Richard, de la Brasserie Dépareillée et Alex Dorval, du Temps d’une pinte.

Chambre de commerce et d'industries de Trois-Rivières: début de saison autour d’une broue

TROIS-RIVIÈRES — Décidément, la Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières était concept mercredi pour son premier grand déjeuner d’affaires de la saison. Non seulement les trois panélistes ont-ils traité de l’univers brassicole en Mauricie, mais les membres ont pu déguster leurs produits et ce, sous l’animation de Dominic Ouellet, du Musée POP, qui présente l’exposition Autour d’une broue.

D’entrée de jeu, celui-ci a rappelé que cette industrie avait doublé au cours des sept dernières années, atteignant le nombre de 207 microbrasseries au Québec, dont une quinzaine en Mauricie.

D’ailleurs, deux des trois participants à l’événement ont démarré leur entreprise en 2017.

C’est le cas de La Forge du Malt, située dans le secteur Saint-Louis-de-France, et la Brasserie Dépareillée, installée à Yamachiche.

Pour sa part, Alex Dorval, du Temps d’une pinte, faisait figure de vétéran dans le domaine.

Préconisant une approche de marketing social, ce dernier parle de l’importance «d’ancrer le produit dans l’imaginaire collectif». Et il aura saisi cette opportunité d’affaires de doter le centre-ville de Trois-Rivières d’une première microbrasserie.

De son côté, Martin Baril, de La Forge du Malt, utilise beaucoup les réseaux sociaux dans son développement, son entreprise étant basée sur la distribution. Et par sa présence dans une vingtaine de festivals, il se sera fait connaître auprès de 30 000 personnes.

Quant à Raphaël Richard, de la Brasserie Dépareillée, il compte déjà 150 clients à travers le Québec.

Et l’existence de son entreprise à Yamachiche se veut une source de fierté pour la communauté. «C’est une question d’identité», avoue-t-il. «Les gens sont contents d’avoir ça près de chez eux», renchérit Martin Baril par rapport à son commerce du boulevard Thibeau.

Le trio a finalement été appelé à parler de la pénurie de main-d’oeuvre, d’où la proposition d’Alex Dorval de mieux valoriser les métiers de la restauration.