Le Comiqu'art va disparaître au profit d'une nouvelle fête de famille.

C'est la fin pour le Comiqu'art

La Ville de Trois-Rivières vient de sonner la fin de la récréation pour trois événements qui n'ont pas été en mesure de présenter des états financiers clairs, ou du moins des plans de redressement réalistes devant les déficits accumulés. Le Comiqu'art, le Marché de Noël ainsi que les Délices d'automne ne pourront désormais plus bénéficier de l'aide de la Ville pour éponger les marges de crédit pour lesquelles le conseil s'était porté garant par le passé.
Résultat: le Comiqu'art disparaîtra cette année, au profit d'une nouvelle fête de famille qui restera à être élaborée avec les élus et les citoyens du secteur Cap-de-la-Madeleine. C'est du moins ce qu'a laissé savoir Yves Lévesque, lors de la séance publique du conseil lundi soir.
Quant aux Délices d'automne, ils seront désormais intégrés à la Corporation de l'amphithéâtre, qui en assumera la gestion et le suivi. L'avenir du Marché de Noël n'a pas été formellement précisé, alors que le premier magistrat a dit laisser le soin au conseil d'administration en place de «se requestionner sur son avenir».
«Notre priorité, c'est de maintenir en place les Délices d'automne. D'ailleurs on veut sécuriser les gens qui ont signé des ententes avec eux, ce sera maintenu», signale-t-il.
Les trois événements ensemble cumulaient un déficit de près de 212 000 $ en 2012, et les états financiers comprenant l'année 2013 n'étaient pas encore comptabilisés dans ce déficit. «On trouve des surprises chaque semaine, des factures impayées. Là, on veut régler la caution. Le problème, c'est qu'on n'a pas un portrait clair de la situation», déplore Yves Lévesque.
Par le biais de trois résolutions votées lundi soir, le conseil municipal a donc accepté de payer les cautionnements endossés par la Ville pour ces trois événements, mais en précisant aux institutions financières qu'il s'agissait d'une quittance générale et finale. Ces montants sont de 50 459 $ pour le Comiqu'art, 20 194 $ pour le Marché de Noël et 41 161 $ pour les Délices d'automne.
«On ne peut pas mettre continuellement de l'argent sans avoir un portrait clair de la situation. Le portrait du Comiqu'Art est flou, ce serait un gouffre sans fond. Ce serait injustifiable qu'on continue à verser des fonds publics dans les conditions actuelles», signale Yves Lévesque.
Ce dernier croit qu'il importe maintenant de travailler à mettre en place une fête de secteur, une grande fête familiale avec les élus et les citoyens impliqués dans ce secteur afin de ramener la vocation première que devait avoir cet événement au parc des Chenaux, soutient-il.
Quant aux Délices d'automne, le maire indique que le conseil d'administration sera rencontré au cours des prochains jours pour vérifier de quelle façon l'intégration à la Corporation de l'amphithéâtre pourra se faire sans pour autant perdre les acquis.
«On veut garder l'expertise. Il n'est pas question de laisser tomber un événement qui a connu un succès incroyable», laisse-t-il savoir. Les ententes prises avec les producteurs en vue de la prochaine édition seront ainsi respectées.