La maison Carpe Diem se porte officiellement acquéreur du presbytère de Saint-Sacrement. Sa directrice, Nicole Poirier (au centre), en a fait l'annonce accompagnée du président de l'Assemblée de fabrique de la paroisse Saints-Martyrs-Canadiens, Michel Plourde (à gauche), et de son porte-parole et marguillier, Yvon Leblanc (à droite).

Carpe Diem devient propriétaire du presbytère Saint-Sacrement

Cinq ans et une tentative plus tard, la maison Carpe Diem est finalement devenue propriétaire du presbytère Saint-Sacrement dans lequel elle est locataire depuis 18 ans.
La direction du centre de ressources Alzheimer et les marguilliers de l'Assemblée de fabrique des Saints-Martyrs-Canadiens ont procédé hier après-midi en conférence de presse, à l'annonce de la transaction qui se chiffre à 435 000 $. «C'est un grand moment», s'est réjouie la directrice de Carpe Diem, Nicole Poirier. Rappelons qu'en 2008, la Maison avait tenté de mettre la main sur le presbytère et une partie de son terrain, de même qu'une partie du stationnement de l'église Très-Saint-Sacrement, mais sans succès. Les membres de la fabrique avaient répondu par un non catégorique.
Cette fois-ci, le changement d'évêque et une plus grande ouverture de la part de l'Assemblée de fabrique de la paroisse de Saints-Martyrs-Canadiens auraient favorisé un changement d'attitude. Les caractéristiques légèrement différentes quant à l'offre d'achat ont aussi contribué à rendre possible la conclusion d'une entente entre les deux acteurs, après 20 mois de négociations.
«On s'est entendu sur un montant d'argent qui est un peu plus proche de la valeur du marché et les dimensions du terrain dans l'offre d'achat étaient légèrement inférieures (à 2008). Il y a moins d'implication sur les propriétés de la paroisse des Saints-Martyrs-Canadiens», mentionne le porte-parole et marguillier pour la paroisse Saints-Martyrs-Canadiens, Yvon Leblanc, tout en précisant que l'argent n'était pas le seul facteur qui a fait une différence dans la vente du presbytère.
En plus du presbytère, la maison Carpe Diem détient maintenant aussi une portion du terrain adjacent et une partie du stationnement de l'église jusqu'à la rue Victoria. Cette transaction a pu être réalisée grâce, notamment, au soutien financier de la Fondation maison Carpe Diem.
Le centre, qui embauche 40 employés permanents et à temps partiel, n'a toutefois pas encore élaboré de projets précis de réaménagement. «Le conseil d'administration va se rencontrer pour regarder comment on peut s'agrandir et mieux répondre à la demande actuelle et ajouter probablement des espaces», a indiqué Mme Poirier.
Alors que chaque année 25 000 nouveaux Québécois sont diagnostiqués Alzheimer, les besoins sont criants. La directrice de la maison Carpe Diem espère ainsi pouvoir amasser l'argent nécessaire à la réalisation d'un projet d'agrandissement d'ici un à deux ans, avec des collectes de fonds et une subvention gouvernementale. Mme Poirier mentionne que le besoin d'hébergement est énorme. Actuellement, une quinzaine de personnes atteintes peuvent vivre en permanence dans la Maison et 15 autres personnes provenant du domicile s'ajoutent temporairement au quotidien. La Maison souhaiterait aussi à long terme accueillir les gens atteints d'Alzheimer en fin de vie, si le gouvernement est prêt à leur donner un coup de pouce.