L’abattage des frênes malade se fera jusqu’au 15 mars, pendant que l’agrile est en dormance.

Agrile: l’abattage des frênes reprend à Trois-Rivières

Trois-Rivières — L’abattage des frênes affectés par l’agrile, un insecte ravageur qui les fait mourir graduellement, se poursuit pour une deuxième année sur le territoire de la ville de Trois-Rivières. Cette opération n’est autorisée qu’entre le 1er octobre et le 15 mars, alors que l’insecte est en dormance.

Cette année, la Ville de Trois-Rivières prévoit abattre 88 frênes sur les terrains publics, notamment 33 dans le secteur Du Carmel, 12 aux Estacades, 10 dans Sainte-Marthe, 8 dans le secteur Des Carrefours et 10 dans Châteaudun.

Cette opération s’amorcera dans la semaine du 4 novembre et se poursuivra jusqu’au 29 du même mois. L’an dernier, 59 frênes malades avaient été abattus sur le territoire, notamment sur le boulevard Des Estacades. «Cette année, on touche à 11 districts», indique Kim Bellerive du service des communications de la Ville.

Le plan d’action prévoit que les frênes abattus seront remplacés en 2020 par plusieurs autres essences qui assureront la biodiversité.

Du côté des terrains privés, la Ville rappelle qu’il est un devoir d’abattre ces arbres selon la réglementation municipale dès qu’un frêne est atteint à plus de 30 % par les ravages de l’agrile.

Avant de procéder, il faut se procurer un certificat d’abattage, qui sera remis gratuitement. Une subvention est également disponible pour planter un nouvel arbre.

Étant donné la virulence de l’insecte ravageur, le bois de frêne dont le tronc est de moins de 20 cm à hauteur de poitrine doit être déchiqueté sur place par les entrepreneurs en émondage.

Pour ce qui est des troncs de plus de 20 cm de diamètre à hauteur de poitrine, ils devront être envoyés dans un site autorisé par la Ville tel qu’indiqué sur le certificat d’abattage et ce, dans les 15 jours après l’abattage.

Si le citoyen abat lui-même son frêne, il doit transporter le bois et les résidus à l’écocentre accompagné de la copie de son certificat d’abattage, précise Mme Bellerive.

Rappelons que 1950 frênes étaient répartis sur le territoire de la Ville tandis que plus de 3300 ont été répertoriés sur les terrains privés.

Le parc Laviolette et le boulevard Gene-H.-Kruger sont sans doute les endroits les plus touchés par la situation puisqu’on y trouve respectivement 136 et 134 frênes.