Les fondations du monastère des Ursulines feront l'objet de travaux l'été prochain.

636 476 $ pour le monastère des Ursulines

Le ministre de la Culture, Maka Kotto, vient d'annoncer une aide de 636 475 $ pour le monastère des Ursulines, dans le cadre d'une nouvelle entente de deux ans avec le Conseil du patrimoine religieux du Québec, dont l'enveloppe budgétaire totalise 20 millions $.
Grâce à cette aide financière, le monastère pourra procéder à la restauration des fondations ainsi qu'au drainage du vide sanitaire. Lucie Lefebvre, coordonnatrice des services chez les Ursulines, a confié que ces derniers représentent la seconde phase de la restauration des fondations du monastère.
«Le bâtiment a 315 ans, des travaux sont maintenant nécessaires au niveau des fondations pour garantir leur intégrité. À l'époque, les techniques de construction consistaient à creuser une tranchée de quatre pieds de large, dans ce cas-ci, dans la glaise, et d'y mettre successivement du mortier et de la pierre.
Avec le temps, tout cela est descendu, si bien que des murs porteurs de l'immeuble de trois étages ne sont plus à leur place. Il fallait donc garantir l'intégrité des fondations. Une partie des travaux a été faite en 2013. On en est à la deuxième phase. Suite à cela, il faut aussi s'assurer que l'eau d'écoulement des toits et de surface ne s'infiltre pas dans les murs de pierre, ce qui désagrège le mortier. Il va donc falloir creuser et remplacer le mortier.»
Mme Lefebvre ajoute que pour cette année, on ne verra pas de travaux de creusage en façade de l'immeuble. On commencera par l'arrière mais seulement une fois que le FestiVoix sera terminé, car des spectacles ont lieu dans la cour des Ursulines. Cela ira donc à la fin juillet ou au début d'août avant qu'on commence le creusage.
Par ailleurs, comme le monastère se trouve dans un arrondissement historique et qu'il est question de remuer de la terre, il faudra aussi mettre en place une veille archéologique et obtenir au préalable une autorisation du ministère de la Culture.
«On ne sait pas quand on creusera en façade, souligne Mme Lefebvre. C'est encore entre les mains des architectes. On a un carnet de santé qui prévoit des travaux jusqu'en 2017 mais ce ne sont pas seulement les fondations qui seront restaurées. Plusieurs choses doivent être faites. Le toit, c'est terminé mais il y a aussi les fenêtres. On a d'ailleurs commencé leur restauration.»
Mme Lefebvre insiste sur un fait, les Ursulines, qui devront quitter la ville un jour, veulent laisser aux Trifluviens un héritage en bon état.
«C'est un beau bâtiment qu'on veut préserver. Le monastère est encore utilisé et habité par 70 religieuses. La chapelle est toujours un lieu de culte. Mais cela dit, les religieuses sont en réflexion pour l'avenir. On a beau dire qu'il y a des subventions, elles déboursent une bonne partie du coût des travaux. Elles veulent vraiment que l'immeuble demeure en bon état.»