De gauche à droite: le maire Yves Lévesque en compagnie de Jessie Daigle et de Marc Catudal-Gosselin.

Trois-Rivières plus numérique que jamais

«Souvent on est timide, à l'interne ici. On ne fait pas beaucoup de promotion», dit le maire Yves Lévesque. Vendredi, toutefois, la Ville de Trois-Rivières a décidé de faire connaître ses bons coups, cette fois-ci en matière de virage numérique.
«On est la ville qui a le plus d'abonnés dans nos bibliothèques», dit le maire, «soit 42 % comparativement à la moyenne (des autres villes) qui est à 35 %», souligne-t-il. «C'est important pour nous de dire aux gens qu'on est vraiment une ville numérique», dit-il.
Les bibliothèques publiques de la Ville de Trois-Rivières comptent parmi les endroits où la venue du numérique se fait le plus sentir. Depuis 2013, les bibliothèques ont en effet ajouté des livres numériques à leur offre. «On n'avait qu'une petite poignée de livres québécois», raconte Jessie Daigle, chef du service.
Les choses ont rapidement changé. Aujourd'hui, les bibliothèques de Trois-Rivières possèdent «5300 titres numériques québécois, européens et américains», indique-t-elle. Pas moins de 70 000 prêts ont été faits depuis le début du service et ça ne représente malgré tout que 2 % des prêts, précise-t-elle, alors que près de 1 million de prêts de livres en papier se font encore annuellement.
C'est la façon d'emprunter qui verse le plus vers le numérique. Les personnes peuvent désormais consulter en ligne leur dossier, voir leurs prêts en cours, les dates de retour et la place qu'ils occupent dans la liste d'attente pour les réservations. L'abonné peut même renouveler un document en ligne et réserver un document à distance. Depuis 2016, les abonnés peuvent recevoir par courriel les avis de disponibilité et les avis de courtoisie deux jours avant la date de remise du livre emprunté et même les avis de retard.
La technologie RFID (identification par radiofréquences) est désormais à la disposition des abonnés avec pour conséquence que dans presque toutes les bibliothèques, les abonnés peuvent maintenant faire eux-mêmes leurs prêts sans aller au comptoir. Des stations intelligentes de retour seront aussi installées bientôt.
La nouvelle n'a pas tardé à séduire les abonnés. Pas moins de 30 % des prêts se font directement par les citoyens depuis l'arrivée de cette technologie.
Les bibliothèques font aussi désormais le prêt de revues numériques. «On a acquis 32 titres» dans toute une gamme de sujets variés, précise Mme Daigle.
Marc Catudal-Gosselin, coordonnateur solutions collaboratives et communications au département des technologies de l'information à la Ville, indique qu'il y a tout un éventail d'autres technologies numériques déployées à Trois-Rivières.
Il existe notamment un système de répartition des véhicules pour optimiser le déneigement et éviter les files d'attente. Du côté des policiers, on compte sur des lecteurs de plaques et caméras infrarouges dans les véhicules de patrouille permettant d'identifier plus facilement les contrevenants. La STTR est sur le point, pour sa part, de lancer une billetterie intelligente. Et depuis un an, le centre-ville est complètement couvert par le wi-fi gratuit.
L'application PayByPhone, qui permet de payer à distance les horodateurs, connaît pour sa part une croissance de 70 % par rapport à l'an dernier. C'est dire tout l'intérêt suscité par le numérique.