Le maire de Bécancour Jean-Guy Dubois lors d'une conférence de presse avec l'ancien maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque.

Trois-Rivières perd un «bâtisseur»

Trois-Rivières — La collaboration entre Trois-Rivières et Bécancour s’est grandement améliorée sous la gouverne d’Yves Lévesque, estime le maire Jean-Guy Dubois. Son homologue de Bécancour n’hésite pas à décrire l’ancien maire de Trois-Rivières comme un bâtisseur.

«J’ai été sonné en entendant la nouvelle mercredi soir. Je ne m’attendais pas du tout à ça», soutient d’emblée le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois.

«Je trouve ça dommage que Trois-Rivières perde un bâtisseur, un gars d’énergie et de résilience. Il ne l’a pas toujours eu facile, mais il a toujours été solide.»

Jean-Guy Dubois estime avoir réussi avec Yves Lévesque à réunir deux villes qui, bien qu’elles ne soient pas de la même région administrative, ne sont séparées que par le fleuve Saint-Laurent. «On a ouvert le pont Laviolette et établi beaucoup de relations depuis 2015 entre nos deux villes, choses qui existaient beaucoup moins auparavant», affirme le maire de Bécancour.

«Il y a eu la navette fluviale, le salon de l’emploi, des événements culturels et sportifs que nous avons eus, comme la course de canots, et bien sûr l’entente de développement économique entre nos deux villes. On a écrit cette page d’histoire.»

Jean-Guy Dubois qualifie Yves Lévesque de «bâtisseur». Il cite en exemple la construction de l’amphithéâtre de Trois-Rivières sur Saint-Laurent, le district 55 avec son futur colisée ainsi que la revitalisation du centre-ville.

«L’amphithéâtre a mis Trois-Rivières sur la carte. Le centre-ville a complètement changé de visage. Le district 55 et la tour de Trois-Rivières sur Saint-Laurent, il y a beaucoup de travail qui a été fait par Yves Lévesque», souligne le maire de Bécancour. «Il y a eu beaucoup de changements sous son règne.»

Le maire de Bécancour n’hésite pas à dire que Trois-Rivières a eu un renouveau économique sous la gouverne d’Yves Lévesque. «Les parcs industriels fonctionnent à plein régime. C’est un gars qui a apporté beaucoup à Trois-Rivières», estime Jean-Guy Dubois.

L’ancien maire de Trois-Rivières a toujours su démontrer une incroyable résilience, ajoute M. Dubois. Cette qualité lui a permis de demeurer en politique municipale durant près de 25 ans. «Être maire, ça demande énormément d’énergie. Et c’est continu, sept jours par semaine», précise-t-il. «On est collé sur les citoyens. On les rencontre tous les jours et partout. Les demandes sont nombreuses et tu en rêves la nuit. C’est un pouvoir extrêmement difficile à gérer.»

La longévité d’Yves Lévesque à la tête de Trois-Rivières-Ouest puis de la Ville de Trois-Rivières après les fusions démontre l’importance qu’il accordait au service public. «Yves Lévesque a beaucoup donné de lui-même pour Trois-Rivières. Je le trouvais très fort. Il fallait être un peu masochiste et il a dû résister à plusieurs coups de toutes natures», conclut le maire de Bécancour.