Les travaux de réparation ont duré plusieurs jours.
Les travaux de réparation ont duré plusieurs jours.

Trois-Rivières: la conduite devrait être en service 

Martin Lafrenière
Martin Lafrenière
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES— À moins d’un imprévu de dernière minute, la conduite de refoulement de Trois-Rivières reliant le poste de pompage principal du secteur de Cap-de-la-Madeleine aux étangs aérés du secteur de Sainte-Marthe devait être remise en service lundi soir, ce qui signifierait la fin du rejet des eaux usées dans la rivière Saint-Maurice et le fleuve Saint-Laurent.

Depuis mardi, la Ville de Trois-Rivières devait composer avec un bris d’environ six mètres sur cette conduite longue de 9 km et ayant un diamètre de 1,5 mètre. Le tuyau a fendu à la hauteur de l’ancienne usine Aleris et la Ville a dû interrompre le service pour permettre la réparation de l’infrastructure dont la facture est estimée à un million de dollars.

«On a fait les travaux d’excavation, de retrait de la partie de la conduite, de l’usinage de la pièce abimée, de la pose du tuyau, de son bétonnage et de remblai. Ça s’est fait jusqu’à samedi. Dimanche, ça devait être remis en opération, mais ça doit se faire de façon graduelle, car il y a un enjeu de pression d’air et d’eau. Avec la pression des pompes, il peut y avoir un effet de coup de bélier. On ne veut pas que ça craque», expliquait lundi soir le maire de Trois-Rivières, Jean Lamarche.

L’interruption de cette conduite a entraîné le déversement quotidien de 70 millions de litres d’eaux usées dans la rivière Saint-Maurice et le fleuve Saint-Laurent : sur recommandation du ministère de l’Environnement, la Ville a pu déverser dans le fleuve une partie des eaux usées à partir du poste de pompage Lasnier. De cette façon, le déversement dans la rivière Saint-Maurice à partir du poste de pompage principal du secteur de Cap-de-la-Madeleine a été diminué.

«La conduite transporte plus de 90 % des eaux usées de Trois-Rivières, rappelle Jean Lamarche. À Trois-Rivières, on a mandaté une firme à la fin de 2018 ou au début de 2019 pour avoir un portrait d’ensemble du réseau et arriver avec des solutions. Ce sont des travaux majeurs : pour Trois-Rivières, c’est 100 millions de dollars sur 30 ans. Les déversements sont un problème de société. Mais c’est la société qui va détenir la solution. On va travailler avec les gouvernements provincial et fédéral pour le développement et les travaux de réfection majeure, car les municipalités ne peuvent pas payer toute la facture.»