Le maire de Trois-Rivières, Jean Lamarche, est ici accompagné du technicien et surveillant de chantier Jocelyn Gariépy, sur l’un des nombreux chantiers en cours à la Ville de Trois-Rivières, soit la rue Ludger-Madore.

Trois-Rivières investit un montant record de 11 M$ pour la réfection de son réseau routier

Trois-Rivières — Il faudra s’habituer à voir les cônes orange et la machinerie dans les rues de Trois-Rivières cet été. Avec un budget de 11 M$ pour refaire une partie du réseau routier, ce sont plus de quarante chantiers routiers qui seront réalisés pour améliorer autant plusieurs artères principales que des rues locales et ce, dans les six secteurs de la ville.

On se souviendra que le budget annuel adopté en décembre dernier prévoyait des travaux de 8 M$ en pavage pour l’année 2019. Toutefois, au printemps, le conseil municipal renchérissait avec 3 M$ supplémentaires afin de permettre aux Travaux publics de planifier davantage de chantiers pour le pavage des routes et la réparation de nids-de-poule.

Ainsi, certaines rues locales, tout comme de grands boulevards seront entièrement ou partiellement refaits. La Ville a d’ailleurs débuté très tôt en saison, si bien que le tiers des chantiers planifiés a déjà été complété, mentionne le maire Jean Lamarche. On n’a qu’à penser à la rue Royale au centre-ville de Trois-Rivières ainsi que les rues avoisinantes, dont le pavage a été refait il y a quelques semaines à peine.

Selon Jean Lamarche, la Ville se devait de commencer la saison des chantiers routiers par le centre-ville, pour éviter d’empiéter sur les grands événements. «Il y a un enjeu par rapport au centre-ville. Il y a l’avènement d’événements qui oblige de travailler à l’intérieur d’un secteur particulier en minimisant les impacts sur les événements et la circulation», mentionne-t-il.

Par ailleurs, l’influence politique ne pèse pas lourd dans la balance du choix des rues à réparer, une sélection qui fait plutôt l’objet d’un processus d’analyse rigoureux basé sur l’état de la surface, le confort de roulement ainsi que l’orniérage, explique Alain Lizotte de la Direction des Travaux publics et du Génie. La Ville a même recours à un véhicule spécialisé, semblable au véhicule de Google Street View, afin de mieux catégoriser les rues à réparer. Le budget de réparation sera affecté aux artères principales à 40%, aux rues locales à 45% et aux rangs et chemins à 15%.

Montant record

La Ville planifiait ses budgets de pavage à plus ou moins 10 M$ depuis 2017. Toutefois, avant cette date, il n’était pas rare de voir des années où le budget s’élevait à 2 M$ ou 3 M$ par année. Avec un investissement de 11 M$, la Ville débourse un montant record pour améliorer son réseau routier.

«C’est un montant important mais c’est à la hauteur des travaux à réaliser. Ce sera probablement le cas au cours des prochaines années. Il y a du chemin à faire et je pense aussi que la nouvelle réalité liée aux changements climatiques fait en sorte qu’on doit intervenir. Il y a un plan qui a été conçu, un plan qui s’étale sur 5 ou 10 ans qui nous permet non seulement de redresser mais de stabiliser la situation de nos routes à Trois-Rivières», note le maire Jean Lamarche, qui a salué la décision prise par le conseil municipal, avant qu’il ne soit élu maire, de bonifier ce budget.

«Présentement, avec 10 M$, on s’assure de faire 3% du réseau. L’espérance de vie du pavage est de 30 ans alors d’ici là, nous devrions avoir fait le tour du réseau», fait remarquer Alain Lizotte.

Parmi les grands chantiers qui ont été réalisés ou qui le seront au cours de l’été, notons le nord du boulevard des Forges, la rue Royale, d’importantes sections du boulevard Mauricien, du chemin des Petites-Terres, de la rue de Grandmont et du boulevard des Récollets. Par ailleurs, la Ville prévoit aussi la réfection complète des rues Sainte-Cécile et Sainte-Angèle, entre Sainte-Geneviève et Saint-Martin, de même qu’une bonne partie de la rue Notre-Dame-Est dans le bas du Cap et également de bonnes portions de la rue Saint-Laurent.