De gauche à droite: Yves Lacroix, président d’IDE TR, Yvana Labouba ancienne étudiante de l’UQTR et directrice des communications et du développement au Sanctuaire, Boris Tellier, ancien étudiant et commissaire industriel chez IDE TR et Marie-Claude Brûlé de l’UQTR, membre du comité sur la rétention des étudiants internationaux.

Trois-Rivières en mode séduction

TROIS-RIVIÈRES — Les collèges de la région et l’UQTR font chaque année des efforts de recrutement à l’international afin de maintenir, voire d’augmenter leurs effectifs étudiants. La région aussi s’intéresse de près à cette future main-d’oeuvre diplômée pour combler ses propres besoins.

Vendredi, Innovation et développement économique Trois-Rivières a dévoilé de nouveaux outils qui ont été créés spécialement pour séduire les étudiants internationaux et les persuader, comme le dit le thème de sa campagne, de venir rester «Ici pour la vie».

Lorsqu’il est arrivé au Québec, en 2007, Boris Tellier avoue qu’il aurait bien aimé bénéficier du genre d’encadrement que met en place IDE Trois-Rivières. Le jeune homme avait choisi de quitter Paris pour Trois-Rivières, une ville choisie un peu au hasard, dit-il. «Après une journée, j’ai été conquis immédiatement», dit-il.

Trois-Rivières pour lui est «à la fois une grande ville et la campagne. On y trouve toutes les commodités d’une grande ville, que ce soit au niveau sportif, au niveau culturel ou des déplacements. On a le parc de la Mauricie à 25 ou 30 minutes», se réjouit celui qui a trouvé l’âme soeur ici et qui est maintenant père de trois enfants.

Depuis ce temps, Trois-Rivières a fait du chemin. Vendredi, le président d’IDE Trois-Rivières, Yves Lacroix, a indiqué qu’un projet annoncé par la ministre Kathleen Weil en 2017 est maintenant en place pour encourager les étudiants internationaux à adopter Trois-Rivières. Ce projet est issu d’un partenariat conclu en 2017 entre le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion et IDE Trois-Rivières.

«L’immigration est une part de la solution» en matière de pénurie de main-d’oeuvre, dit-il. «Les entreprises, quand elles viennent nous rencontrer, une des premières choses qu’elles nous demandent, avant même d’investir, c’est: Est-ce que je vais être capable de recruter dans votre ville? La réponse est oui», assure M. Lacroix.

Marie-Claude Brûlé de l’UQTR, membre du comité sur la rétention des étudiants internationaux, indique que le projet s’adresse aux étudiants qui ont un statut de résident temporaire et qui sont en voie d’être diplômés.

Le premier mandat du comité est de promouvoir et de faciliter l’acquisition de la résidence permanente, par le Programme de l’expérience québécoise (PEQ) et du certificat de sélection du Québec.

«Par la suite, ce qu’on voulait, c’est de développer des liens, un sentiment d’appartenance, des initiatives qui permettent d’accroître le réseautage entre les étudiants, le milieu et la région», explique Mme Brûlé.

Le troisième volet de l’intervention consiste à accompagner les résidents temporaires vers le marché de l’emploi. On veut concrètement avoir des résultats qui découlent de ce projet», dit-elle.

Plusieurs affiches et dépliants seront distribués prochainement dans les institutions d’enseignement et un site web (www.icipourlavie.com) permet d’expliquer davantage la campagne qui porte sur les aspects socioculturel, familial et entrepreneur. Trois vidéos ont été placés sur le site web dans lesquels on peut rencontrer des étudiants internationaux qui ont choisi de faire leur vie dans la Cité de Laviolette.