Les ministres François-Philippe Champagne et Ahmed Hussen ont pris part à une table ronde sur l’immigration à laquelle ont assisté une centaine de personnes.

Trois-Rivières constitue une terre d’accueil, selon le ministre Hussen

TROIS-RIVIÈRES — Foi d’Ahmed Hussen, ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté au sein du gouvernement fédéral, la région a tout pour séduire les nouveaux arrivants, et du même coup, les convaincre de s’y établir.

De passage à Trois-Rivières et Shawinigan au cours de la journée de vendredi, une visite au cours de laquelle il a visité plusieurs endroits et rencontré de nombreuses personnes en compagnie du ministre et député François-Philippe Champagne, le politicien ontarien s’est dit impressionné par les nombreuses choses qu’a à offrir la région aux immigrants désireux de trouver une terre d’accueil afin de poursuivre leur parcours de vie. Lui-même un produit de l’immigration, – il est débarqué seul à Toronto alors qu’il était âgé de 16 ans – le Somalien d’origine va même jusqu’à avouer qu’il aurait peut-être opté pour une ville comme Trois-Rivières s’il avait su à l’époque qu’il existait de tels endroits dans le pays qui allait devenir par la suite son nouveau chez lui. Interrogé après avoir pris part à une table ronde portant sur l’immigration et pour laquelle une centaine de personnes se sont déplacées à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), il reconnaît que l’arrivée d’immigrants au pays constitue une des solutions afin de remédier à la problématique de pénurie de main-d’œuvre qui frappe certains secteurs.

«Avec la diversité qu’il y avait dans la salle, j’ai pu constater que Trois-Rivières attire le meilleur et le plus brillant provenant de tous les coins du monde. C’est fabuleux de voir ça! J’ai également pu voir qu’il y a une volonté de réunir des familles ici et d’attirer des travailleurs qui aideront les entreprises en place», a-t-il déclaré avant de se mettre en route vers l’aéroport de Trois-Rivières, où un avion l’attendait pour le ramener à Toronto.

Ayant été à même de constater que plusieurs des participants à la table ronde étaient des étudiants étrangers fréquentant l’UQTR, il a précisé que des efforts sont faits par son gouvernement pour les retenir ici après leurs études. Par ailleurs, il fait personnellement des représentations en ce sens lors de ses visites à l’étranger à titre de ministre canadien de l’Immigration.

«Nous voulons joindre nos efforts avec les décideurs locaux et provinciaux ainsi que les entrepreneurs et les universités afin d’être une seule voix pour amener des talents et des familles dans la région afin de faire croître l’économie», a-t-il déclaré.

Plusieurs personnes ont profité de l’occasion qui leur était offerte afin de sensibiliser les deux ministres à leur réalité personnelle ainsi qu’aux embûches qu’elles rencontrent dans le processus afin de s’établir définitivement ici ou pour faire venir leurs proches. Visiblement sensible à leurs craintes et leurs interrogations, il a tant bien que mal tenté d’exposer des pistes de solutions dans le cadre de la courte période de questions qui a suivi son allocution.

Pour sa part, François-Philippe Champagne s’est dit très heureux de la visite de son collègue ministre dans son coin de pays.

«Je parlais avec Jean Chrétien hier (jeudi) et je lui ai demandé c’était quand la dernière fois qu’un ministre de l’Immigration était venu dans la région. Il a 84 ans et il ne s’en souvenait même pas», a-t-il lancé.