L'attaquant des Panthers de la Floride, Jonathan Huberdeau, était au nombre des participants au Championnat provincial de pickleball, à Trois-Rivières.

Trois-Rivières accueille le plus gros tournoi de pickleball du Québec

TROIS-RIVIÈRES — Les amateurs de pickleball étaient nombreux à s’être rassemblés au Centre de l’activité physique et sportive (CAPS) de l’UQTR, cette fin de semaine. Plus de 400 joueurs venant de partout au Québec sont venus s’affronter lors du Championnat provincial de pickleball, le premier organisé à Trois-Rivières, et sûrement pas le dernier, à en croire les organisateurs.

Le tournoi organisé samedi et dimanche par la Fédération québécoise de pickleball est le plus gros jamais organisé dans la province, où le sport a commencé à s’implanter sérieusement à partir de 2011.

«Avec 427 joueurs, c’est un nombre vraiment imposant, confirme Gilles Cloutier, président de l’Association Pickleball 3R, qui a pris en charge l’organisation de l’événement. C’est peut-être même le plus gros tournoi au Canada!»

Des joueurs de tous les calibres se sont affrontés au cours de ces deux journées. Plusieurs ont même eu la chance de voir Jonathan Huberdeau, qui porte le numéro 11 chez les Panthers de la Floride, en action sur l’un des terrains du CAPS.

«J’ai commencé à jouer il y a deux ou trois ans, mes parents m’ont initié à ça dans un camping qui avait un terrain de pickleball, en Floride, explique l’attaquant des Panthers. J’ai vraiment aimé ça, mieux que le tennis. L’hiver, je me concentre plus sur le hockey, mais l’été, j’essaie de plus jouer.»

M. Huberdeau en était d’ailleurs à son second tournoi à Trois-Rivières. Il avait pris part à celui organisé l’an dernier par l’Association Pickleball 3R. Même s’il apprécie vraiment ce sport, il ne compte pas pour l’instant s’inscrire à davantage de tournois aux États-Unis, où le sport est beaucoup plus pratiqué qu’ici.

«Peut-être plus tard, mais pour l’instant, je garde ça pour le plaisir, indique-t-il. Je suis déjà assez occupé, surtout l’hiver!»

Accessible

Le pickleball est un sport hybride entre le tennis, le badminton, le tennis de table et le racquetball. Un sport qui est très accessible, ce qui le rend attrayant pour les joueurs qui s’y initient.

«Le plaisir de ce sport, c’est qu’en étant débutant, on peut avoir du plaisir quand même, ce qui n’est pas le cas du tennis, explique Gilles Cloutier, président de l’Association Pickleball 3R. Je respecte beaucoup le tennis, j’aime ça en regarder, mais le temps d’apprendre à faire un service, c’est long, alors qu’au pickleball, ça s’apprend en 10 minutes. C’est un sport qui est très convivial, pour toutes les catégories d’âge.»

La moyenne d’âge, il faut le dire, était assez élevée au tournoi. Normal, à priori, puisque ce sport a été amené au Québec principalement par les «snowbirds», qui l’ont découvert en séjournant aux États-Unis. Toutefois, des joueurs dans la quarantaine, la trentaine et même dans la vingtaine, comme Jonathan Huberdeau, commencent à s’y intéresser.

«On a donné des formations à des étudiants et on espère que tout ça va amener des résultats. Quand les jeunes vont découvrir ce sport, ils vont s’y adonner facilement. C’est un beau sport familial, qui ne coûte pas cher: une balle et quatre raquettes», souligne M. Cloutier.

L’Association Pickleball 3R donne d’ailleurs des formations d’initiation d’une durée d’une heure aux intéressés. Ceux qui souhaitent pousser l’apprentissage du sport plus loin peuvent ensuite suivre une formation de huit heures. Cette année, 48 personnes ont déjà suivi cette formation dite de niveau un. L’an dernier, 60 autres ont suivi un cours de niveau avancé avec Catherine Parenteau, une joueuse professionnelle de pickleball aux États-Unis originaire de Repentigny. L’Association espère répéter cette expérience cette année.

Les amateurs de ce sport sont d’ailleurs de plus en plus nombreux à Trois-Rivières. En mars 2018, l’Association Pickleball 3R comptait une trentaine de membres. Cette année, ils sont 225. Ces joueurs pourraient profiter de nouveaux terrains prochainement, indique Gilles Cloutier.

«On devrait avoir, on l’espère, de nouveaux terrains au parc Pie-XII, précise-t-il. On attend les nouvelles officielles, mais ça semblait vouloir se faire. On espère aussi en avoir d’autres ailleurs.»

Trois-Rivières devrait également accueillir d’autres championnats provinciaux de pickleball dans les années à venir, puisque le CAPS est l’une des rares installations au Québec qui permet d’accueillir autant de joueurs sur autant de terrains à la fois. «La plupart des endroits, on peut avoir entre 10 et 18 terrains. Ici, on en a 25 pour la fin de semaine. Alors je pense qu’on va devenir une place de choix pour tenir le fort», se réjouit M. Cloutier.

Le Championnat se poursuit dimanche, avec les doubles mixtes en avant-midi et les simples féminins et masculins en après-midi. L’entrée est gratuite pour les spectateurs.