Trois nouveaux cas de COVID s’ajoutent à l’école Saint-Paul

Trois-Rivières — À la suite de tests effectués auprès des élèves et du personnel de l’école Saint-Paul, trois nouveaux cas de COVID-19 s’ajoutent, dans cette école, aux trois autres déjà déclarés vendredi dernier au même endroit. Il s’agit, cette fois, de deux élèves et d’un membre du personnel. La Commission scolaire compte donc six cas maintenant.

À la demande de la Santé publique, les élèves d’une classe de l’école Saint-Philippe ont aussi été retirés de façon préventive car un des élèves de cette classe est sous investigation. Il présentait des symptômes pouvant être reliés au virus. «Cet enfant-là a un lien de fratrie avec un des élèves testés positifs à l’école Saint-Paul», signale le directeur général de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy, Luc Galvani.

Malgré cela, l’école Saint-Paul aurait pu rouvrir dès mardi sur recommandation de la Santé publique. Toutefois, la Commission scolaire a pris la décision administrative de ne rouvrir l’école que mercredi.

«Ça va nous permettre de bien organiser tout ce qu’il y a à organiser et de prendre le temps d’aviser correctement les parents de ces élèves, question de les rassurer», explique le directeur général.

Luc Galvani, directeur général de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy.

Une classe risque d’être fermée, indique le directeur. Il n’y aura donc pas d’enjeu de remplacement des enseignants, souligne-t-il.

Ce dernier a rappelé qu’une désinfection complète de l’école Saint-Paul a été effectuée en fin de semaine. La direction de la Santé publique a approuvé les mesures sanitaires, dit-il. Luc Galvani a souligné «l’excellente collaboration de la Santé publique» le week-end dernier. Ce dernier dit avoir «bien hâte d’entendre le point de départ. Est-ce complètement isolé? Est-ce qu’un est en lien avec l’autre? On n’en a aucune idée pour l’instant. Je vous ne vous cacherai pas que j’aimerais bien le savoir», reconnaît le directeur général.

M. Galvani se réjouit que tout le monde ait été testé du côté de l’école Saint-Paul, «mais il faut comprendre que ce n’est pas une norme de la Santé publique, cette façon de faire là», dit-il.

Pour l’instant, le directeur général ne voit pas venir de vague de retrait des enfants de l’école. «On n’a pas de levée de boucliers encore», dit-il. «Depuis le 11 mai, on a eu quelques désistements, mais très légers et on a eu quelques demandes de réintégration», précise-t-il.

Quant au personnel, «le moral est vraiment très bon», assure-t-il. «C’est sûr que du côté de l’école Saint-Paul, ça a été une onde de choc d’apprendre la nouvelle», concède-t-il. Toutefois, tout le personnel a été rassuré du fait qu’il y aurait des tests, souligne M. Galvani. «Ça a fait descendre la tension.»