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Le Centre de tri reçoit quotidiennement des tonnes de papiers et de cartons qui pourraient facilement prendre feu.
Le Centre de tri reçoit quotidiennement des tonnes de papiers et de cartons qui pourraient facilement prendre feu.

Trois incendies causés par des batteries dans le bac bleu

Brigitte Trahan
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste
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Le Centre de tri d’Enercycle (anciennement la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie) a été victime de trois incendies en moins de dix jours, les 31 mars, 1er avril et 8 avril, parce que des batteries et des piles avaient été déposées dans les bacs de récupération.

Lors de l’incendie du 31 mars, une batterie d’outil, provenant possiblement d’une perceuse, a pris feu et forcé l’évacuation des employés du centre de tri. Il a fallu l’intervention de 30 pompiers des services incendies de Saint-Étienne-des-Grès, Saint-Boniface et Saint-Barnabé-Nord. Deux personnes incommodées par la fumée ont également reçu l’assistance des ambulanciers.

Il est clair que les piles ne vont pas dans le bac bleu, rappelle Enercycle, d’autant plus que le centre de tri reçoit quotidiennement des tonnes de papiers et de cartons recyclables, ce qui représente un risque réel d’incendie.

«Lorsqu’un incendie se déclare dans un centre de tri, le temps que nous avons pour intervenir est une course contre la montre qui se joue en secondes», souligne le directeur du service incendie de Saint-Étienne-des-Grès, Daniel Isabelle.

Dans le bac bleu, il ne faut jamais déposer des canettes d’aérosol, bonbonnes de propane, ampoules fluocompactes, piles, batteries ou autres produits dangereux. Le centre de tri ne traite que des produits comme des imprimés, contenants et emballages de papier, carton, contenants de plastique, bocaux en verre (mais pas de vitre) ainsi que des conserves, bouchons et couvercles en métal, papier ou assiettes d’aluminium, bref, tout ce qui sort habituellement de la cuisine.

«Les citoyens peuvent prévenir ce genre d’incident en ne déposant dans leur bac à récupération que des matières admissibles», fait valoir Daniel Isabelle.

Pour le reste, il vaut mieux se présenter à un écocentre près de chez soi.