De gauche à droite: Guillaume Morrissette, coprésident d’honneur, Kim Larivière, Guylaine Beaudoin, coprésidente d’honneur et Lucie Lemyre, directrice générale de la résidence Chartwell Duplessis, partenaire de la cause.

Trois façons de faire avancer la cause de la sclérose en plaques

Trois-Rivières — Kim Larivière a 32 ans. Il y a cinq ans, elle recevait un diagnostic de sclérose en plaques. La jeune mère de trois jeunes enfants n’a pourtant pas du tout les apparences d’une personne malade. «C’est la première réaction que les gens ont en me voyant», dit-elle.

C’est qu’en général, les gens sont portés à dépeindre les personnes atteintes de cette maladie «comme étant un peu plus âgées, en fauteuil roulant ou avec une canne et beaucoup de difficultés motrices», raconte-t-elle. «Quand j’ai reçu mon diagnostic, à 28 ans, c’est exactement ce que je pensais aussi», dit-elle. Kim Larivière était certaine que c’est depuis son fauteuil roulant qu’elle assisterait à la croissance et au développement de ses enfants.

Même si ses symptômes semblent invisibles, jusqu’à présent, ils lui gâchent néanmoins la vie. Alors que certains matins, elle n’arrive pas à se lever, il y a des journées où ça va mieux, dit-elle. Le réveil est accompagné de petits picotements au bout des doigts ou de certains engourdissements dans les jambes.

«Il y a des jours où je ne peux pas bouger de mon lit. Les jambes me font tellement mal à l’intérieur que c’est comme si mes os avaient été soudés», dit-elle.

Il y a de ces jours où elle a même de la difficulté à faire des phrases complètes. «Les enfants trouvent ça très drôle parce que je peux leur demander d’aller chercher les clefs dans le réfrigérateur», illustre-t-elle.

Pour elle, au quotidien, ça n’a rien de drôle. «C’est très pesant», confie-t-elle. «Ce sont des symptômes très contraignants. Il faut changer notre quotidien, nos habitudes, carrément réapprendre à vivre», dit-elle.

«Une personne sur 340 a la sclérose en plaques au Canada. C’est le plus haut taux au monde», signale la jeune femme.

Kim Larivière a livré son témoignage dans le cadre de la conférence de presse organisée mardi par la section ma uricienne de la Société canadienne de la sclérose en plaques en vue du mois de la SP qui se déroulera en mai.

Guylaine Beaudoin et Guillaume Morrissette sont les coprésidents d’honneur de cette cause, dans la région. La mère de M. Morissette est en effet décédée d’une maladie apparentée à la sclérose en plaques.

«Bien que l’Ocrevus constitue une avancée considérable dans le domaine du traitement de la SP, nous devons poursuivre nos efforts en vue de l’accélération de la recherche sur d’autres traitements contre la SP», indique M. Morrissette. «Des recherches prometteuses sont en cours, dont les cellules souches. Donc chaque don est important», plaide-t-il.

Plus de 7000 œillets seront mis en vente dans une vingtaine de points de vente à Trois-Rivières, Shawinigan, Saint-Tite et La Tuque entre le 10 et 12 mai. La fête des Mères, qui se tiendra le 13 mai, sera donc une belle occasion d’encourager la cause, signale Guylaine Beaudoin.

Il y a une nouveauté, cette année. La campagne se fait aussi via texto. Il s’agit de texter SPMauricie au numéro 41010. Un don de 5 $ sera alors débité à même le compte téléphonique de l’utilisateur.

Les dons permettent non seulement de financer la recherche, mais aussi d’offrir des services aux personnes qui sont aux prises avec cette maladie.

Finalement, les citoyens de la Mauricie sont invités à prendre part à la Marche de l’espoir qui s’amorcera à 10 h.

L’organisation espère attirer une centaine de participants. Il s’agit d’un parcours de 5 km dans les rues de Trois-Rivières. On peut s’inscrire en visitant le http://marchedelespoir.ca.