L’instigatrice du projet, Alexane Beaudry, élève de 2e année est accompagnée de Julie Brousseau et Nadia Grondines, enseignantes de l’école Sainte-Barnadette. Elles sont très fières d’offrir les cache-cous et les foulards aux gens dans le besoin.

Tricoter pour une bonne cause

Des jeunes de l’édifice Sainte-Bernadette de l’école des Bâtisseurs ont pris l’initiative de tricoter des cache-cous ainsi que des foulards pour aider les gens dans le besoin. Les 45 élèves impliqués dans le projet ont appris «qu’ils ne peuvent pas aider tout le monde, mais que tout le monde peut aider quelqu’un».

Ce projet a débuté par la lecture en classe de l’album Manchots au chaud. Les enfants ont beaucoup apprécié ce livre qui raconte l’histoire d’un jeune garçon qui va tricoter des petits chandails pour aider les manchots. «Une élève de ma classe, Alexane Beaudry, m’a aussitôt proposé de fabriquer des foulards pour les personnes dans le besoin. Quelques semaines plus tard, lorsque nous sommes allés à la bibliothèque, Alexane Beaudry a aperçu une affiche du projet Une ville tricotée serrée et elle m’a répondu: on le fait», précise Nadia Grondines, enseignante à l’école des Bâtisseurs. Pendant deux mois, à raison de deux fois par semaine, les jeunes entrepreneurs ont tricotés à relais des foulards et des cache-cous pour les personnes dans le besoin.

En janvier, l’enseignante a contacté la Ville de Trois-Rivières afin de mettre sur pied ce projet. La Ville a immédiatement embarqué dans le projet et elle a offert de la laine à la classe. «L’hiver, les gens n’ont pas nécessairement tout ce qu’il faut pour se tenir au chaud. Les enfants ont donc décidé d’aider ces gens-là en offrant des foulards. À chaque semaine, on tricote à relais c’est-à-dire qu’on tricote pendant une heure et ensuite on passe les tricotins à l’autre classe pour qu’elle poursuive le travail», explique Mme Grondines. Plusieurs personnes ont décidé de s’impliquer dans ce projet. Une dame du service de garde a offert d’aider les classes puisque les professeurs n’avaient pas cette expertise. Elle a donc numéroté les tricotins et elle a débuté chacun des tricots. Des professeurs à la retraite se sont aussi joints au projet afin d’aider les jeunes. «Grâce à nos foulards, les gens n’auront pas froid, c’est important pour moi d’aider les autres et je sais que ça fera plaisir à du monde alors je me force», explique Alexane Beaudry, élève de 2e année.

La ville de Trois-Rivières s’est associée avec l’organisme Point de Rue afin de remettre les foulards aux plus démunis. Les élèves remettront le fruit de leur travail lors de la semaine de relâche. «Lorsque les jeunes auront terminé, nous irons chercher les foulards et les cache-cous pour les accrocher au parc Victoria. Depuis le dernier mois, j’ai passé environ 200 foulards par semaine. Depuis le début de l’année, nous en avons distribué 800. Ce que les jeunes de l’école font, c’est un geste grandement apprécié», explique Jean-Félix St-Germain, représentant de l’association Point de Rue.