Dans la région, les employés à temps partiel des écoles devront déclarer s’ils travaillent aussi dans le réseau de la santé.
Dans la région, les employés à temps partiel des écoles devront déclarer s’ils travaillent aussi dans le réseau de la santé.

Travailler dans une école et en CHSLD: seule la CS de l’Énergie avait pensé l’empêcher

Shawinigan — Il appert que dans la région, seule la Commission scolaire de l’Énergie avait pensé au fait que certains de ses employés à temps partiel allaient peut-être également trouver du travail en CHSLD et risquer ainsi de contaminer leurs collègues ou des élèves à l’école.

Rappelons qu’une telle situation impliquant un employé à temps partiel est venue à l’attention de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy en début de semaine. Un membre du personnel travaillant à temps partiel à l’école Louis-de-France travaillait également dans un CHSLD les soirs et a reçu un test positif à la COVID-19. «La personne faisait du remplacement ponctuel à l’école et elle a été en contact avec les élèves de la classe touchée», confirme la responsable des communications, Anne-Marie Bellerose.

Or, rappelons que l’on compte maintenant 11 élèves et un membre du personnel, dans cette école, qui ont contracté le virus.

En apprenant que certains de ses employés travaillaient aussi en milieu hospitalier, Chemin-du-Roy a donc décidé d’ajouter deux points au questionnaire qu’elle fait remplir quotidiennement aux employés qui se présentent physiquement dans ses écoles. L’employeur veut désormais savoir où ses ressources humaines ont travaillé au cours des 14 derniers jours.

En apprenant la nouvelle au sujet de sa vis-à-vis de Trois-Rivières, la Commission scolaire de La Riveraine a «demandé aux gestionnaires de vérifier s’ils ont des employés, présents sur les lieux du travail, qui travaillent ou auraient travaillé au cours des 14 derniers jours dans le réseau de la santé.

De plus, le personnel devra informer sa direction dans l’éventualité où ils auraient à travailler dans le milieu de la santé, indique la secrétaire générale, Émilie Guay.

Dès l’annonce de la réouverture des écoles qui était prévue pour le 11 mai, la Commission scolaire de l’Énergie avait déjà demandé à son personnel de «faire un choix entre leur travail à la commission scolaire et celui qu’ils exerçaient dans le réseau de la santé et des services sociaux», indique la responsable des communications, Amélie Germain-Bergeron.

«Tous les employés portés à notre attention qui travaillaient à la fois dans notre commission scolaire et dans le réseau de la santé et des services sociaux ont été sensibilisés à l’importance que nous accordons à la sécurité de nos élèves et de notre personnel», dit-elle.

L’initiative, ajoute-t-elle, a été prise par la Commission scolaire et n’est venue ni du ministère de l’Éducation, ni de la Santé publique. «Cette approche préventive a pour but de limiter au maximum les risques de propagation du virus», ajoute Mme Germain-Bergeron. Cela, dit-elle, «nous a paru comme une évidence».

«Cette approche préventive a pour but de limiter au maximum les risques de propagation du virus», ajoute Mme Germain-Bergeron. Et cela va plus loin encore, précise-t-elle. «Comme employeur, nous investissons beaucoup d’efforts pour restreindre la mobilité du personnel entre nos propres écoles.»

Rappelons qu’il n’y a pas encore de cas du virus dans les Commissions scolaires de l’Énergie et de La Riveraine.

Du côté du ministère de l’Éducation, il n’a pas été possible d’obtenir de réactions, jeudi.