Georges Morissette, président - directeur général et fondateur d’Autobus Fleur de Lys, Marilyn Marchand, directrice des opérations pour la division Shawinigan et Jean-Yves Tremblay, président de la Régie de transport en commun de Shawinigan.

Transport en commun à Shawinigan: changement de garde le 1er juillet

Shawinigan — Autobus Fleur de Lys débarque à Shawinigan alors que depuis plusieurs mois, les utilisateurs réclament un meilleur service de transport en commun aux séances régulières du conseil municipal. L’entreprise de Lévis prend les commandes à compter du 1er juillet et amorcera alors une transition d’une année, jusqu’à l’arrivée de quatre autobus hybrides et l’implantation de nouveaux circuits.

La Régie de transport en commun de Shawinigan a présenté les grandes lignes de ce changement de garde mardi matin, à l’hôtel de ville. Georges Morissette, président - directeur général et fondateur d’Autobus Fleur de Lys, a annoncé qu’au moins quatre millions de dollars seront investis en immobilisations au cours de la prochaine année. La plus importante partie de cet investissement, soit environ 3,2 millions $, consistera en l’acquisition de quatre autobus hybrides fabriqués par Nova Bus. Un cinquième pourrait s’ajouter, selon les besoins. Ces nouveaux véhicules devraient être livrés au début du printemps 2020.

«Ils ont une durée de vie minimale de 15 à 20 ans», estime M. Morissette.

Également, l’entreprise procédera à la construction d’un nouveau garage, d’ici la fin de l’année. L’acquisition du terrain ciblé n’est pas encore confirmée, mais M. Morissette s’attend à investir au moins 800 000 $ pour ce projet. D’ici là, Autobus Fleur de Lys louera un garage sur la rue des Contremaîtres, dans le parc industriel Albert-Thibeault.

Pour les utilisateurs, une page d’histoire se tourne avec l’arrivée d’un nouvel exploitant. La RTCS confiait ce mandat à Transport urbain de la Mauricie depuis 2005, alors que cette entreprise avait pris la relève de Transport LPR. TUM avait déposé une soumission dans le cadre de cet appel d’offres, mais elle a été coiffée au pointage par Autobus Fleur de Lys. Rappelons qu’il s’agit d’un contrat de dix ans, dont la valeur pourrait atteindre jusqu’à 25 millions $, selon les options exercées.

Fondé en 1989 à Lévis, Autobus Fleur de Lys se spécialise aussi dans le transport nolisé. L’entreprise est également implantée à Granby et Boucherville.

Trois autobus au diesel s’occuperont de la période transitoire. À compter du 19 août, deux autres véhicules s’ajouteront pour la rentrée au Collège Shawinigan.

Quant au personnel, M. Morissette estime que les deux tiers des 18 chauffeurs de TUM ont été engagés, de même qu’un mécanicien. La gestion de la division shawiniganaise a été confiée à Marilyn Marchand.

Attentes

La RTCS a profité de l’occasion pour annoncer un accès gratuit au service du 1er au 3 juillet. En mai, elle avait déjà ajouté six heures de service le dimanche. Par ailleurs, la régie réduit considérablement le nombre de journées fériées sans service avec ce nouveau contrat. Ainsi, les utilisateurs devront dorénavant se passer du transport en commun uniquement le 1er janvier, le 25 décembre et à la Fête du travail. Lors des autres journées fériées, l’horaire du dimanche s’appliquera, soit de 7 h 30 à 21 h 30.

Le nouvel exploitant participera aux changements que souhaite apporter la RTCS à ses circuits l’an prochain. L’expérience de M. Morissette lui dicte que les usagers recherchent deux qualités principales à un service de transport en commun.

«Efficacité et rapidité!», résume-t-il. «Le client veut être dans l’autobus le moins longtemps possible pour se rendre à sa destination.»

Les utilisateurs ne verront pas de grands bouleversements au cours de la prochaine année. La RTCS travaille toutefois sur un réaménagement des parcours. Le président et conseiller municipal du district des Hêtres, Jean-Yves Tremblay, croit pouvoir couper de moitié le temps requis pour faire le tour du circuit.

«On vise que ce soit en place au retour en classes au cégep en 2020», estime-t-il. «Nous aurons eu un temps de rodage auparavant. On travaille à conjuguer nos efforts pour que le service soit à point, plus rapide et efficace.»

«Les circuits présentement à l’étude au conseil d’administration répondront à ces préoccupations», avance Me Yves Vincent, secrétaire à la RTCS. «Le principal reproche qui est fait, c’est la durée du parcours. On veut trouver une manière de diminuer ce temps.»

Cette efficacité accrue devrait contribuer à maintenir la hausse de fréquentation du transport régulier observée en 2017 et en 2018. L’an dernier, tout près de 260 000 passages avaient été recensés. Après cinq mois d’exploitation en 2019, la RTCS enregistre une légère baisse de 0,6% par rapport à l’an dernier. Les utilisateurs ont été moins assidus en février et en mars, mais ils se sont repris en avril et en mai.

«Ça ira de mieux en mieux si on répond positivement aux attentes des usagers», prévoit Me Vincent.