La traditionnelle coupe de ruban pour inaugurer les nouveaux locaux de Shawinigan a été effectuée, lundi après-midi, par Pierre Giguère (député de Saint-Maurice), Lyne Baril (présidente du conseil d’administration du Pavillon de l’Assuétude), Alexandre Ratté (directeur général), Karine Bussière (administratrice), Jacques Charest (directeur général de la Fiducie du chantier de l’économie sociale), Claude Grenier (conseiller du district des Montagnes) et Charlie Webb (vice-présidente du conseil d’administration).

Transfert réussi pour le Pavillon de l'Assuétude

SHAWINIGAN — Grosse journée pour le conseil d’administration et la direction du Pavillon de l’Assuétude, lundi. Après avoir célébré d’importantes rénovations au point de service de Saint-Guillaume en matinée, les dirigeants ont officiellement inauguré leurs nouveaux locaux à Shawinigan en milieu d’après-midi, sur le site de l’ancienne Auberge Escapade.

À chaque endroit, le centre de traitement des dépendances recherchait des infrastructures mieux adaptées aux besoins des clients et des intervenants. À Saint-Guillaume, l’ancien couvent a été rénové de fond en comble au cours des derniers mois, entraînant même la fermeture de ce point de service. Une somme de 1,1 million de dollars a été investie pour réaliser ces travaux. 

Du côté de Shawinigan, l’ancien presbytère Saint-Marc ne répondait tout simplement plus aux besoins. Après deux ans de recherches, le Pavillon de l’Assuétude peut enfin bénéficier d’un point de service qui répond aux attentes, sur la rue Trudel. L’acquisition de l’auberge, la rénovation et l’acquisition de nouveaux équipements ont entraîné des débours de 2,1 millions $. Tout comme à Saint-Guillaume, la capacité d’accueil passera de 32 à 44 clients pour un traitement avec hébergement.

«Nous avons beaucoup investi dans la qualité de nos services cliniques au fil des années», explique Alexandre Ratté, directeur général de l’organisme qui évalue environ 500 personnes par année, dont 70 % pourront bénéficier de séjours de traitement d’une durée de 13 semaines. «Nous étions rendus à une étape où il fallait investir dans le confort.»

À Shawinigan, le déménagement s’est concrétisé à la fin octobre. 

«Les chambres sont beaucoup plus confortables pour les clients», raconte M. Ratté. «C’était un hôtel; dans chaque chambre, il y avait une salle de bain. Les chambres sont beaucoup plus spacieuses, les salles d’activités sont plus confortables. L’équipement de cuisine est plus efficace; avec l’ancien restaurant, c’est mieux adapté.»

«Les premiers commentaires ont été très positifs», observe le directeur général. «Les gens étaient très émus, contents de se retrouver dans un milieu aussi confortable. Pour le personnel aussi, c’est stimulant de se retrouver dans un nouveau milieu de travail adapté et confortable. C’est un travail difficile et le faire dans un environnement comme celui-là, c’est plus agréable.»

Quant à l’ancien presbytère de l’avenue Georges, il demeure en vente, mais aucune offre n’a encore été déposée pour son acquisition.

Soutien financier

Plusieurs partenaires ont rendu possible cet ambitieux projet. Parmi ceux-ci, notons la participation de Desjardins Entreprises, de la Fiducie du chantier de l’économie sociale, du Réseau d’investissement social du Québec et d’Investissement Québec. Le député de Saint-Maurice, Pierre Giguère, s’est d’ailleurs déplacé au point de service de Shawinigan pour participer à cette inauguration officielle.

Jacques Charest, directeur général de la Fiducie du chantier de l’économie sociale, tenait aussi à participer à cet événement. L’organisme a annoncé le versement d’un prêt de 797 239 $ sous forme de capital patient immobilier et opérationnel, autant pour la rénovation à Saint-Guillaume que l’acquisition à Shawinigan.

«Nous investissons dans l’entreprise pour quinze ans, sans obligation de rembourser le capital», explique M. Charest. «L’entreprise peut aussi nous rembourser avant si elle va très bien, mais le capital est dû à partir du 181e mois.»