Ginette Bellemare, mairesse par intérim de Trois-Rivières.

Transfert d'un point de TVQ: Ginette Bellemare déçue

TROIS-RIVIÈRES — À l’instar de son collègue de Shawinigan Michel Angers, la mairesse par intérim de Trois-Rivières, Ginette Bellemare, est ressortie assommée et sans voix des dernières Assises de l’Union des municipalités du Québec, la semaine dernière. C’est à cette occasion que le premier ministre du Québec, François Legault, a indiqué aux municipalités qu’il ne serait pas possible à court terme de leur transférer un point de TVQ, tel qu’il avait été promis par son parti en campagne électorale.

En fait, M. Legault a indiqué aux quelque 1700 participants à ce congrès, dont la très grande majorité sont des élus municipaux, que ce transfert pourrait se faire, mais «à coût nul». Autrement dit, les municipalités devront compenser d’une autre façon, soit en mettant un trait sur certains programmes déjà établis.

«Nous sommes tous restés surpris, c’était toute une nouvelle d’autant plus que c’était l’une de ses promesses en campagne électorale», rappelle la mairesse par intérim. Il faut dire que les municipalités, à l’heure actuelle, comptent presque exclusivement sur l’impôt foncier pour boucler leur budget annuel, une façon de faire que certains qualifient d’archaïque, puisqu’elle force constamment les municipalités à développer davantage, faire de l’étalement urbain, encourager les nouvelles constructions et ainsi devoir entretenir de nouvelles infrastructures de rues, d’aqueduc et d’égout, augmentant la charge financière. Bref, une roue sans fin.

«Pour nous, d’entendre ça, ça nous annonce des relations difficiles, et les négociations en prévision du prochain pacte fiscal s’annoncent également très difficiles», croit Ginette Bellemare, qui se désole de constater que les paroles tenues lors du congrès 2018, où tous les chefs de partis politiques provinciaux, alors en campagne électorale, n’étaient probablement que des paroles électoralistes.

La négociation du prochain pacte fiscal se fera par la voix de l’UMQ, et également par son caucus sur lequel Trois-Rivières siège déjà.

«À partir de là, c’est à nous de donner nos orientations et de laisser la négociation se faire. Mais nous allons être très fermes sur nos positions, et je crois que notre président Alexandre Cusson a lui aussi été clair: on ne signera pas ça si c’est ce qui nous est proposé», mentionne-t-elle.