Le chef du Parti populaire du Canada, Maxime Bernier, est venu en Mauricie présenter ses candidats pour la région. On le voit ici entouré de Richard Synnott (Bécancour-Nicolet-Saurel), Nancy Brunelle (Saint-Maurice/Champlain) et Luc Massé (Berthier-Maskinongé). Le candidat dans Trois-Rivières sera dévoilé au cours des prochaines semaines.

«Tout est permis pour nous en Mauricie» - Maxime Bernier

Yamachiche — Le chef du Parti populaire du Canada, Maxime Bernier, était de passage à Yamachiche vendredi afin de présenter la majorité de ses candidats pour la Mauricie et Lanaudière, en prévision des élections fédérales de l’automne prochain. Seule la circonscription de Trois-Rivières n’était pas représentée lors de ce point de presse, une candidature qui sera dévoilée au cours des prochaines semaines, assure le chef.

Pour Maxime Bernier, il était important de se déplacer en Mauricie pour cette annonce, puisque selon lui «tout est permis pour nous en Mauricie». «On a 217 candidats choisis dans le pays, mais je ne me suis pas déplacé dans toutes les régions. Pour moi, c’était important car on a un avenir prometteur dans la région. En Mauricie, on peut avoir des sièges», signale celui qui estime que son parti a pu recruter tout près de 2000 membres dans la région.

Ainsi, dans Berthier-Maskinongé, c’est l’ancien maire de Saint-Étienne-des-Grès, Luc Massé, qui défendra les couleurs du parti. Celui qui a été maire de cette municipalité de 2001 à 2004 est également un cadre retraité de la Commission scolaire Chemin-du-Roy et a déjà été membre du Parti conservateur avant de joindre les rangs du parti de Maxime Bernier.

«Les valeurs véhiculées par le parti rejoignent à 100% mes valeurs. On a une vocation nationale. On veut libérer le commerce entre les provinces. Ça peut aider nos commerçants à exporter leurs produits en Ontario. Ça va aider beaucoup de nos commerces et de nos cultivateurs ici», croit M. Massé.

Sa collègue dans Saint-Maurice—Champlain, Nancy Brunelle, est une militante conservatrice qui a choisi de suivre Maxime Bernier à la suite des résultats de la course à la chefferie du Parti conservateur. Elle a également étudié en science politique à l’université, et ne se dit pas du tout intimidée de devoir affronter le député sortant et ministre libéral François-Philippe Champagne. «Les gens ne veulent plus une copie des libéraux, ils veulent un vrai changement. Ça nous prend un grand changement, ça nous prend un leader, et il (Maxime Bernier) va changer le Canada», indique Mme Brunelle.

Dans Bécancour-Nicolet-Saurel, Richard Synnott portera le message de ce nouveau parti politique. Ancien religieux qui a depuis abandonné la prêtrise, il travaille maintenant dans le secteur du transport et soutient être demeuré très près des gens. L’homme devra affronter Louis Plamondon, doyen de la Chambre des communes du Canada qui a siégé sans interruption depuis 1984. «Je n’entends pas déloger personne, mais on est mis face à un choix. Est-ce qu’on veut voter encore pour un parti qui veut promouvoir la séparation du Québec en sachant que c’est un parti qui ne pourra jamais être au pouvoir, ou est-ce que les vrais intérêts du Québec résident dans le fait de collaborer dans l’unité nationale aux enjeux politiques qui concernent tout le pays? Les intérêts du Québec ne sont pas opposés aux intérêts du reste du Canada», croit-il.

Trois-Rivières

Le candidat ou la candidate qui portera les couleurs du Parti populaire dans Trois-Rivières sera pour sa part dévoilé dans les prochaines semaines, assure Maxime Bernier. Et si Yvon Deshaies, maire de Louiseville, a démontré de l’intérêt pour la politique fédérale à titre de candidat indépendant, M. Bernier soutient qu’il ne joindra pas les rangs de son parti. Le chef ajoute ne jamais avoir approché l’ancien maire de Trois-Rivières Yves Lévesque pour joindre ses rangs plutôt que ceux des Conservateurs. «Nous allons avoir un candidat très crédible dans cette course», assure M. Bernier.

Si la plate-forme régionale du parti demeure à être construite, Maxime Bernier est toutefois clair sur les intentions de son parti au niveau fédéral, des réformes qui, clame-t-il, rejoindront les intérêts des Québécois et des Canadiens. Il veut d’abord réduire le seuil d’immigration et prôner avant tout une immigration économique, plutôt que d’accueillir des «faux-réfugiés», ce qu’il indique que le gouvernement de Justin Trudeau fait présentement.

«Les récents sondages démontrent que 49% des Canadiens veulent une diminution de l’immigration. Nous répondons à leurs attentes», soutient le chef du parti, qui réaffirme aussi son engagement à laisser le dossier des changements climatiques aux provinces, de même que celui d’abolir l’aide financière accordée aux médias.

«Nous sommes un parti populiste, mais on fait un populisme intelligent. Nos réformes sont basées sur des réformes sérieuses. On fait appel à l’intelligence des gens avec nos réformes. Les gens sont prêts à autre chose. Pas moins de 52% de la population ont dit dans un sondage qu’ils étaient prêts à voter pour un nouveau parti au fédéral. Nous sommes ce nouveau parti», martèle le chef.