Tourisme

Festival western de Saint-Tite: l’année de tous les records

SAINT-TITE — La cinquantième édition du Festival western de Saint-Tite se solde par une année record à tous les niveaux, tant pour l’achalandage que pour le taux d’occupation ou encore les ventes. C’est ce qu’a dévoilé l’organisation du festival mercredi matin, en faisant le bilan de cette édition historique.

Au total, ce sont tout près de 700 000 visiteurs qui se sont rendus à Saint-Tite pour l’édition anniversaire, un chiffre compilé par la firme Crop. Dans l’histoire du festival, la 40e édition avait attiré tout près de 725 000 personnes. Toutefois, fait remarquer l’organisation, les marges d’erreur assumées par ces firmes de sondages permettent de croire qu’on aura à tout le moins égalé le record de la 40e édition.

Sur onze rodéos présentés, neuf l’ont été à guichets fermés, avec près de 80 000 billets vendus, soit 12 000 billets de plus que l’an dernier, un record là aussi. Il faut dire que l’organisation avait ajouté un rodéo de nuit à la programmation régulière, qui a lui aussi fait salle comble. La vente des étoiles de Shérif, le passeport pour les activités excluant les rodéos et spectacles en billetterie, a aussi connu un record de ventes.

Tourisme

Tourisme Mauricie: nomination de Geneviève Boivin

Shawinigan — C’est Geneviève Boivin qui succède à André Nollet à la direction générale de Tourisme Mauricie. La femme originaire de Grand-Mère entrera en poste le 4 décembre prochain.

En plus de mettre en œuvre les grandes orientations de la planification stratégique 2017-2022, elle participera à la modernisation des règles de gouvernance de l’association en plus d’assurer une représentation soutenue auprès des membres.

Consciente des enjeux nationaux, Mme Boivin entend poursuivre le positionnement fort de la région auprès de l’Alliance de l’industrie touristique et du ministère du Tourisme.

La nouvelle venue avait œuvré dans le domaine de l’intervention sociale pour se diriger, par la suite, vers la gestion d’organisation. À cet effet, elle a été attachée politique et responsable du bureau fédéral de la circonscription de Trois-Rivières pendant trois ans, avant de prendre la barre de la Corporation de développement économique communautaire de Trois-Rivières en 2014. 

Durant son mandat, elle a réussi, grâce à son leadership et à sa détermination, à positionner la Corporation parmi les acteurs clés en développement économique et à conclure diverses ententes, notamment avec Innovation et Développement économique Trois- Rivières (IDE), le Réseau d’investissement social du Québec (RISQ) et la Caisse d’économie solidaire.

Détentrice d’un baccalauréat en sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, Mme Boivin a choisi de revenir dans la région de la Mauricie après ses études où elle s’est rapidement impliquée dans sa communauté. Elle est d’ailleurs une membre active de la Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières où elle assure, cette année, la présidence du cocktail du Nouvel An.

Le tourisme en Mauricie se porte bien et l’organisation est en excellente santé. Le niveau de participation financière des entreprises aux campagnes promotionnelles orchestrées par Tourisme Mauricie a atteint des sommets en 2017. La nomination de Mme Boivin s’inscrit dans un désir de continuer le travail amorcé au cours des dernières années tout en effectuant un rapprochement auprès des membres.

L’association touristique régionale de la Mauricie compte près de 460 membres répartis sur six MRC et propose aux touristes une très large gamme d’activités et d’hébergements touristiques tout près des deux grands pôles urbains du Québec. Le tourisme en Mauricie, c’est 487 millions de dollars en recettes annuellement, 1300 entreprises, 4,5 millions de visiteurs ainsi que 14 000 emplois directs et indirects.

«De concert avec la solide équipe qui est en place, nul doute que la personnalité de Geneviève, son dynamisme et son expérience en développement d’organisation contribueront à ce qu’elle fasse rayonner encore plus La belle d’à côté», a conclu la présidente du conseil d’administration, Valérie Bourgeois.

Tourisme

Le défilé du Festival de la galette toujours aussi populaire

Les festivaliers n’ont pas eu autant de chance ce week-end que la semaine dernière à Louiseville. Le 39e Festival de la galette de sarrasin a connu quelques épisodes de pluie, mais heureusement le soleil était de retour juste à temps pour le traditionnel défilé à saveur folklorique.

Toujours aussi populaire, ce défilé attire près de 100 000 personnes chaque année. Alors que le boulevard Saint-Laurent était bondé de visiteurs dimanche quelques instants avant le passage du défilé, les organisateurs dressaient un bilan positif et estimaient que ce chiffre devait être atteint. 

Le défilé du Festival de la galette de sarrasin met en valeur plusieurs aspects du folklore québécois. Après tout, le festival de Louiseville célèbre la culture d’une céréale présente depuis des siècles dans la région de Maskinongé. 

Durant plus d’une heure, des chars allégoriques, des voitures, des chevaux, des calèches, des personnalités publiques ainsi que des groupes de jeunes d’équipes sportifs de Louiseville se sont succédé pour le plus grand plaisir des festivaliers présents. La musique était, comme lors des années précédentes, très présente dans ce défilé. 

Actualité

Plainte contre la «prière du cow-boy»

Le Mouvement laïque québécois (MLQ) s’insurge contre le gouvernement Couillard en raison de la traditionnelle prière du cow-boy qui fut prononcée le 13 septembre dernier par la ministre Julie Boulet lors du Festival western de Saint-Tite, en ouverture du rodéo Bullfighting. Malgré ses propos, Mme Boulet assure qu’elle poursuivra dans le même sens l’an prochain, elle qui effectue cette prière depuis plus de 20 ans.

«C’est inacceptable. Ça l’a toujours été. Elle est là au nom du gouvernement. C’est vraiment l’État qu’elle représente. C’est exactement la même situation pour laquelle on a obtenu un jugement de la Cour suprême concernant la prière à Saguenay. Peu importe les circonstances, c’est toujours une atteinte à la neutralité religieuse de l’État», a confié au Nouvelliste le vice-président de l’organisme, Daniel Baril.

La prière en question se lit comme suit: «Notre Père qui est aux cieux, permets-moi quelques instants de réflexion, afin d’apprécier ta bonté. J’implore ta présence tout au long de cette compétition et je te prie de guider mes pas dans l’aréna de la vie. Je ne te demande aucune faveur spéciale, mais aide-moi, Seigneur, lors de la grande finale de la vie où tu seras le dernier juge. Car, Seigneur, j’aimerais t’entendre dire que mon entrée est faite pour le paradis. Amen».

La neutralité religieuse en jeu

«Alors que le gouvernement du Québec s’apprête à adopter dans les prochains jours le projet de loi 62 sur la neutralité religieuse de l’État, la ministre du Tourisme et responsable de la région de la Mauricie, Julie Boulet, se livre à des récitations de prière dans les activités touristiques et de loisirs. Elle a accepté de se livrer à une activité religieuse dans le cadre de ses fonctions ministérielles», dénonce le MLQ.

Une situation qui a toutefois surpris la première intéressée, mercredi, lorsque le Nouvelliste s’est entretenu avec elle. «Je ne comprends pas. Il y a tellement des enjeux plus importants en ce moment à aborder. En plus, c’est la première fois que j’entends une telle remarque, alors que je prononce cette prière depuis plus de 20 ans», soutient celle qui a été présidente du Festival western de Saint-Tite en 1997.

Ayant obtenu un enregistrement vidéo de la récitation de la prière «d’inspiration nettement chrétienne» par la ministre Boulet, le Mouvement reproche donc au gouvernement Couillard d’agir à l’encontre du jugement de la Cour suprême du Canada qui, dans l’affaire de la prière de la ville de Saguenay, a interdit une telle pratique de la part des représentants de l’État, et ce, au nom de la neutralité religieuse de l’État.

Malgré les reproches à son endroit, Mme Boulet soutient ne pas avoir l’intention de se plier aux demandes du MLQ. «C’est évident que je vais continuer l’an prochain à faire la prière, car ça fait partie de mes convictions et je trouve que c’est un geste significatif pour les cow-boys qui risquent leur vie. En plus, plusieurs citoyens sont favorables à la prière, car ils nous mentionnent qu’ils aiment la prière que je fais chaque année», soutient-elle.

Jugement de la Cour suprême du Canada

La Cour a en effet déclaré ce qui suit : «L’État peut porter atteinte à la liberté de conscience et de religion notamment par l’adoption d’une loi ou d’un règlement, ou lorsque ses représentants, dans l’exercice de leurs fonctions, se livrent à une pratique qui contrevient à son obligation de neutralité.

En premier lieu, l’État ne peut, en raison de l’obligation de neutralité religieuse qui s’impose à lui, professer, adopter ou favoriser une croyance à l’exclusion des autres. Il est évident que l’État lui-même ne peut se livrer à une pratique religieuse; celle-ci doit donc être celle d’un ou plusieurs de ses représentants, dans la mesure où ils agissent dans le cadre de leurs fonctions. Quand, dans l’exercice de leurs fonctions, les représentants de l’État professent, adoptent ou favorisent une croyance à l’exclusion des autres, les deux premiers critères de la discrimination mentionnés plus haut, soit l’existence d’une exclusion, distinction ou préférence fondée sur la religion, sont établis».

Partisan d’une loi qui porterait plutôt sur la laïcité, M. Baril s’interroge sur la valeur de la loi sur la neutralité religieuse «alors que des ministres récitent des prières dans des activités de loisirs».

«Nous vous demandons de faire en sorte que ce jugement soit intégralement respecté non seulement dans les municipalités, mais également au sein de vos ministères. Nous nous attendons également à ce que vos ministres donnent l’exemple de ce que sera la neutralité religieuse sous votre gouvernement», a réclamé la présidente du MLQ, Lucie Jobin, dans une lettre adressée au premier ministre Philippe Couillard.

En collaboration avec Amélie Houle