Le curé François Donaldson ne sait toujours pas quand il pourra recommencer à célébrer des messes à l'intérieur de l'église Saint-Paul du secteur Grand-Mère à Shawinigan.

Toujours l'incertitude à l'église Saint-Paul

Les désagréments découlant du dégât d'eau survenu quelques jours avant Noël à l'église Saint-Paul du secteur Grand-Mère à Shawinigan ne sont pas terminés.
Des travailleurs viennent vérifier régulièrement, presque quotidiennement, les lieux question de calculer les niveaux d'humidité et d'assèchement des endroits endommagés par l'eau.
Près de deux mois après l'important dégât d'eau à l'église Saint-Paul, les messes ont toujours lieu dans le sous-sol du bâtiment.
Toujours en attente de la réponse de l'assureur concernant les travaux qui seront effectués et quand ils débuteront, les célébrations eucharistiques dominicales se déroulent encore dans le sous-sol de l'église qui a été lourdement endommagée.
Le président des marguilliers, Michel Venne, prévoit d'ailleurs téléphoner à l'assureur au cours de la semaine afin de savoir ce qui se passe. Il faut dire qu'une section du plafond qui a été touchée n'est pas encore totalement sèche. Des ventilateurs et des déshumidificateurs sont en marche depuis près de deux mois pour venir à bout de l'humidité toujours présente dans l'église.
En raison de l'âge du bâtiment, il faut s'assurer que le tout soit complètement sec avant d'entreprendre des travaux de réparation, notamment en raison de la possible présence d'amiante dans la structure.
«Disons qu'on a hâte que ça sèche! Ça représente des pertes pour la fabrique car nous ne pouvons pas tenir de célébrations, notamment des funérailles [pour lesquelles la fabrique reçoit des sommes d'argent]», explique M. Venne.
«Au sous-sol, les gens viennent, mais c'est plus restreint comme lieu de sorte qu'on a un peu moins de gens, ajoute le curé François Donaldson. Les mariages ne sont pas encore commencés, mais il y a quelques couples, dont certains de l'extérieur de la paroisse, qui ont préféré aller ailleurs pour être certains d'avoir accès à une église. Leur mariage était au mois de mai, mais nous n'avons aucune garantie que les travaux seront terminés à ce moment-là.»
Des travailleurs viennent vérifier régulièrement, presque quotidiennement, les lieux question de calculer les niveaux d'humidité et d'assèchement des endroits endommagés par l'eau. 
Les paroissiens sont tenus au courant de la situation et espèrent retrouver leur église prochainement.
«Dans le sous-sol, on n'a pas la splendeur et la beauté de l'église. On dit aux paroissiens où sont rendus les travaux car ils veulent le savoir. D'un autre côté, on ne déteste pas se retrouver ''en camping'', image le curé Donaldson. On est plus proches les uns des autres, il y a une chaleur que l'on ressent entre les personnes et on trouve ça intéressant. J'espère quand même pouvoir retrouver l'église pour Pâques.»
N'étant pas encore en mesure de chiffrer les dommages, la fabrique s'attend tout de même à ce que la facture soit salée et que les assurances ne couvrent pas tout. Il est d'ailleurs possible qu'une collecte de fonds soit mise en branle pour amasser la somme qui sera manquante.
«Le lendemain du dégât, il y a des gens qui m'ont interpellé pour me dire: ''Monsieur le curé, on est là. Ne nous oubliez pas s'il faut faire quelque chose''. C'est une caractéristique des gens du coin, ce sont des gens qui ont du ressort», lance le curé François Donaldson.
Rappelons que la rupture d'un coude dans le système de gicleurs situé dans le grenier avait causé de lourds dommages dans les murs de l'endroit. L'eau, qui s'écoulait du plafond jusque dans la salle principale, a endommagé le plâtre recouvrant le plafond, les murs et les colonnes. Des bancs ont aussi été touchés. Une fresque située au haut du dôme de l'église s'était même détachée sous le poids de l'eau. Même le sous-sol de l'église n'avait pas été épargné.